Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · 2021-06-17
Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2021-06-17
Wortprotokoll
Comme cela a été dit par la rapporteuse de la commission, Madame Gmür-Schönenberger, nous discutons aujourd'hui d'une motion de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture déposée en janvier de cette année, approuvée par le Conseil national au mois de mars et soutenue par le Conseil fédéral, qui nous propose de l'accepter.
La motion vise à ce que le Conseil fédéral charge le Conseil des EPF de mettre en oeuvre rapidement une campagne de sensibilisation et de lutte contre le harcèlement au sein des écoles polytechniques fédérales. C'est un problème qui est connu, un problème qui est devenu évident, un problème qui doit nous pousser à réagir. C'est une démarche que le Conseil fédéral soutient, comme l'a dit la rapporteuse.
Dans son avis à la motion, le Conseil fédéral a dit qu'il allait charger le domaine des EPF, dans le cadre des objectifs stratégiques pour les années 2021 à 2024, de mettre rapidement en oeuvre une campagne de sensibilisation et de lutte contre le harcèlement au sein des EPF, en plus des mesures déjà prises, et de lui en rendre compte dans le rapport d'activité 2021. Entre-temps, le 21 avril dernier, le Conseil fédéral a effectivement complété en conséquence les objectifs stratégiques du domaine des EPF pour les années 2021 à 2024. Je remercie donc le Conseil fédéral d'avoir accompli ce pas.
Tout va bien, donc? C'est la question que nous nous posons avec la minorité. La minorité est d'avis que le fait de rejeter aujourd'hui la motion consisterait à envoyer un faux signal, et qu'il est toujours nécessaire d'agir même si, comme cela a été évoqué par la rapporteuse, plusieurs pas ont été faits par le Conseil des EPF et par les deux écoles polytechniques, avec la création de structures destinées à répondre à des situations de harcèlement et visant à les éviter à l'avenir.
Il est vraiment nécessaire, maintenant, de vérifier que les objectifs sont réalisés. Il faut associer aussi dans cette démarche, aux côtés des professeurs, les étudiantes. C'est un point important qui est encore en attente. Surtout, il faut attendre que les indicateurs définis soient atteints car cela montrera qu'avec les différents programmes on peut vraiment lutter contre le harcèlement.
C'est pour cette raison que les signataires de ma proposition de minorité et moi-même sommes de l'avis qu'il est nécessaire de soutenir encore une fois cette motion qui a déjà mené à la tenue d'un débat important, mais qui n'a pas encore atteint tous ses buts, puisque c'est un long travail qu'il faut faire et, surtout, il s'agit de changer une culture.
Ce n'est pas une question de méfiance vis-à-vis du Conseil des EPF, mais vraiment d'un problème important, et notre conseil doit signaler qu'il souhaite rester attentif à cette question. Voilà pourquoi je vous invite à suivre la minorité.