Cassis Ignazio · Bundesrat · 2021-09-30
Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2021-09-30
Wortprotokoll
Depuis des années, la population afghane souffre de la guerre et de ses conséquences. Les 22[NB]000 Afghans qui sont aujourd'hui en Suisse le sont à cause de ces années et pas à cause des événements du mois d'août. La prise du pouvoir par les talibans et la sécheresse actuelle augmenteront encore le nombre de personnes dépendant de l'aide humanitaire. Actuellement, 18,4 millions de personnes de la population afghane - c'est-à-dire 50 pour cent d'une population d'environ 40 millions de personnes - sont déjà totalement dépendantes de l'assistance humanitaire. Depuis le début de l'année, plus de 600[NB]000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, s'ajoutant aux 5 millions de déplacés internes.
Vous avez entendu parler par ma collègue des flux migratoires des déplacés en Iran et au Pakistan. La situation en Afghanistan a des répercussions sur la sécurité de toute la région. En outre, le retrait des troupes américaines et des forces de l'Otan laisse la voie libre à d'autres acteurs désireux d'accroître leur influence. Au vu de l'évolution dramatique du contexte sécuritaire en Afghanistan, notre département a temporairement fermé le bureau de coopération de la DDC à Kaboul et évacué le personnel suisse et local, ainsi que des ressortissants suisses et des personnes ayant un lien avec la Suisse. Au total, 385 personnes ont été transportées par avion d'Afghanistan en Suisse, en temps utile. Il s'agit de l'une des plus grandes opération d'évacuation de la Suisse.
Face aux besoins humanitaires croissants en Afghanistan et dans la région, le Conseil fédéral a décidé, le 8 septembre dernier, de renforcer notre engagement en faveur de la population en détresse. La Suisse a annoncé son soutien lors de la Conférence des Nations Unies à Genève le 13 septembre passé.
Nous soutenons la population en Afghanistan et dans la région avec environ 60 millions de francs jusqu'à la fin de l'année prochaine. Comment est-ce que ce chiffre se calcule? Il s'agit de 27 millions de francs qui étaient déjà prévus dans le budget de la DDC pour l'année prochaine, auxquels s'ajoutent 33 millions que le Conseil fédéral a décidé d'allouer le 8 septembre dernier.
Pour l'année en cours, le Conseil fédéral prévoit des contributions supplémentaires et il va déposer une demande d'augmentation de crédit de 23 millions de francs, soit 10 millions de moins que ce qu'il a décidé de consacrer à cette crise, parce que 10 millions vont être compensés en interne, avec d'autres programmes de la DDC.
Ceci répond aussi à une question qui a été posée sur l'ensemble des dépenses de la DDC et sur les possibilités de les compenser, en tout cas en partie, à l'interne. Voilà, Mesdames et Messieurs les conseillères et conseillers nationaux, c'est ce que nous avons fait en partie, mais jusqu'à hauteur d'un tiers. Pour deux tiers, il est nécessaire de faire sans les compensations, autrement nous n'aurions pas les réserves nécessaires pour faire face à d'autres catastrophes humanitaires. N'oublions pas qu'il n'y a pas que l'Afghanistan; il y a Haïti par exemple, qui est aussi dans une situation de détresse très dure.
Wie werden diese Gelder eingesetzt? Ich nehme die Frage vorweg, ich entschuldige mich. Ich sage es, damit Sie es schon gehört haben; wir können dann alle Fragen zusammen mit Frau Bundesrätin Keller-Sutter beantworten.
Die DEZA arbeitet mit denjenigen Organisationen zusammen, die in der Lage sind, vor Ort Programme umzusetzen. Zu diesen zählen vor allem die internationalen UN-Organisationen, das IKRK aus Genf - es ist immer noch dort -, die internationalen und die lokalen NGO. Mindestens 4 Millionen Franken sind 2021 für die Aktivitäten der Partnerorganisationen zugunsten afghanischer Vertriebener in der Region eingeplant. Die Schweiz unterstützt zum Beispiel Bildungs- und Einkommensprojekte für afghanische Flüchtlinge in Pakistan. Sie sehen also, wir sind nicht nur in Afghanistan, sondern in der gesamten Region tätig, und das haben wir aus der Syrien-Krise 2015 gelernt, wo wir vor Ort in den Nachbarstaaten ungenügend Hilfe geleistet haben. Jetzt wollen wir dort einen Akzent setzen.
Momentan gilt es die politischen Entwicklungen zu beobachten, das haben Sie von meiner Kollegin gehört, und fortlaufend zu prüfen, wie die Schweiz im Verbund mit den Staaten des europäischen Kontinentes am besten zur Stabilisierung beitragen kann.
Die humanitäre Hilfe ist zurzeit prioritär, erfahrungsgemäss ist sie aber gerade in langwierigen Krisen nicht ausreichend. Die Krise ist nicht erst im August entstanden. Sie haben es gehört: 22[NB]000 Flüchtlinge sind bereits in der Schweiz, weil seit Jahren eine Krise besteht. Es ist also nicht etwas, was erst im August ausgebrochen ist.
Dort, wo es sinnvoll ist, sollen deshalb auch mittel- und langfristige Programme unterstützt werden, um die Resilienz der Bevölkerung zu stärken. Die DEZA war gerade daran, solche Programme umzusetzen; diese wurden jetzt natürlich aufgrund der prekären Sicherheitslage zum Teil sistiert. Die DEZA unterstützt beispielsweise Frauen in Afghanistan mit Bewässerungssystemen für ihre Haushaltsgärten. So können sie ihre landwirtschaftlichen Erträge erhöhen. Ausschlaggebend für das weitere Engagement ist die Wirkung, die erzielt werden kann. Die DEZA steht im Austausch mit den Partnerorganisationen und klärt zurzeit ab, inwiefern die Programme angepasst werden müssen. Viele Partner konnten in den letzten Jahren auch in den von den Taliban kontrollierten Gebieten arbeiten - ja, das war möglich. Die Taliban haben versichert, dass die Organisationen ihre Arbeit auch heute noch weiterführen können. Sie haben sich anlässlich der Afghanistan-Konferenz in Genf bei der UNO schriftlich verpflichtet. Die nächsten Monate werden zeigen, inwiefern dies der Fall sein wird.
Aktuell setzt sich die Schweiz im Rahmen der laufenden 48.[NB]Session des UNO-Menschenrechtsrates für die Errichtung eines unabhängigen Untersuchungsmechanismus für Afghanistan ein. Dieser soll Verletzungen und Beeinträchtigungen der Menschenrechte und die Verletzung des humanitären Völkerrechts in Afghanistan untersuchen. Die Schweiz ist immer bereit, ihre guten Dienste anzubieten, wenn die betroffenen Parteien dies wünschen. Die Afghanistan-Konferenz in Genf letzte Woche war ein erster Schritt in diese Richtung.