Gentil Pierre-Alain · Ständerat · 2002-12-12
Gentil Pierre-Alain · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-12-12
Wortprotokoll
J'aimerais vous inviter à soutenir la proposition de la majorité de la commission et indiquer à nos deux collègues zurichois, M. Hofmann Hans et Mme Spoerry, qui viennent de s'exprimer dans le sens d'une non-entrée en matière, l'étonnement que m'inspire leur position. Parce que si l'on revient au fond des choses, il faut bien constater que le problème qui nous occupe aujourd'hui est un problème d'origine régionale qui est lié essentiellement à la méconnaissance, par les autorités zurichoises, l'aéroport et la compagnie aérienne, des droits reconnus des populations allemandes qui aujourd'hui se plaignent de nuisances. Les autorités zurichoises et nos collègues ont transformé, comme ils en prennent régulièrement l'habitude, leur problème régional en une grande cause nationale qui nous occupe maintenant depuis un nombre d'heures et de jours nettement exagéré. Nous sommes ici pour défendre des intérêts nationaux, et non des politiques cantonales, pour ne pas dire des politiques électorales liées à des échéances zurichoises.
Nos collègues qui proposent de ne pas entrer en matière sur cet accord entre Etats ignorent superbement le droit international. Ils ne tiennent même pas compte de l'avertissement sans frais que vient de leur donner un tribunal régional allemand et persistent dans leur assurance qu'ils pourront imposer leurs convictions à notre pays et à notre voisin.
La vérité, sinon la politesse, m'obligent à rappeler que les exploits zurichois récents en matière de pilotage aérien et financier devraient inciter d'aucuns à une certaine modestie et à un ton un peu moins péremptoire dans ce genre d'affaire. Ils devraient, de mon point de vue, accepter avec reconnaissance que la majorité de la commission et le Conseil fédéral leur offrent une porte de sortie pour que cette affaire soit traitée comme elle le doit, c'est-à-dire comme une relation entre deux Etats voisins qui ont de nombreuses et importantes relations, et non comme une querelle de clocher régionale. On ne peut que déplorer l'allure prise jusqu'à maintenant par cette affaire.
Je vous remercie de soutenir la proposition de la majorité de la commission.