Roduit Benjamin · Nationalrat · 2022-11-28
Roduit Benjamin · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP. · 2022-11-28
Wortprotokoll
Lorsqu'on traite d'une loi, il est d'usage que les rapporteurs prennent la parole à la fin. Je vais le faire de manière très concise, sachant que je suis en concurrence avec un certain match Suisse-Brésil.
J'aimerais relever cinq points qui ressortent des différentes interventions. Premièrement, et cela ne va peut-être pas plaire à certains, même si quelques-uns d'entre nous étaient opposés à l'initiative, il s'agit d'être bons perdants et, surtout, honnêtes vis-à-vis de la population, qui a accepté les deux volets, tout comme notre Parlement.
Deuxièmement, en évitant des divergences avec le Conseil des Etats, nous pourrons mettre en oeuvre rapidement - vous l'avez entendu - ces mesures très attendues. Lorsque j'entends un certain porte-parole dire que nous avons quatre ans devant nous, je le laisse peut-être en informer ouvertement les infirmières et les infirmiers qui attendent ces mesures.
Troisièmement, vous avez entendu M. le conseiller fédéral Berset, la deuxième étape stagne, parce que c'est très complexe, il n'y a rien de concret. Veut-on encore y noyer la fameuse autonomie des infirmiers? La réponse de la majorité de la commission est non.
Quatrièmement, nous avons beaucoup parlé de coûts: 1 milliard de francs répartis entre les cantons et la Confédération pour l'offensive de formation, 100 millions de francs estimés par les assureurs. Personnellement, je n'y crois pas, nous savons qu'il s'agit de prestations de base. Tout à l'heure, j'ai pris l'exemple de la prescription de bas de soutien, vous n'allez pas dire que ces prestations de base sont coûteuses. Et par qui seront-elles pratiquées? Par des infirmières et des infirmiers, qui ont un salaire moindre.
Enfin, s'agissant des modalités de contrôle, je suis surpris d'entendre de la part de représentants de la branche que les coûts vont exploser, alors qu'eux-mêmes pourront fixer les modalités de ces prestations en nombre de services, en nombre d'heures et aussi selon la situation des patients. On sait très bien que les prestations sont plus denses à la sortie de l'hôpital que lorsque les gestes se répètent pendant plusieurs mois.
En conclusion, vous l'avez très bien compris, la majorité de la commission insiste pour que les deux mesures - l'offensive de formation et la facturation directe - soient acceptées.