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Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · 2022-11-30

Carobbio Guscetti Marina · Ständerat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2022-11-30

Wortprotokoll

Les primes d'assurance-maladie représentent une charge de plus en plus lourde pour de nombreux ménages en Suisse. Tandis que les salaires et les rentes sont restés stables depuis longtemps, voire ont diminué dans certains cas, les primes d'assurance-maladie ont doublé au cours des 20 dernières années. Aujourd'hui, la charge que représentent les primes s'élève en moyenne à 14 pour cent du revenu. La situation empire avec l'augmentation massive des primes prévue pour l'année prochaine. Cette charge est beaucoup plus élevée pour certains groupes de ménages - je pense à certaines familles ou aux personnes seules -, qui dépensent jusqu'à 20 pour cent de leur revenu pour les primes d'assurance-maladie, auxquelles il faut ajouter les coûts non couverts par l'assurance-maladie obligatoire, tels que la franchise, les contributions aux primes, les médicaments et les traitements non couverts par l'assurance obligatoire et payés directement par l'assuré. Il est donc urgent d'agir pour maîtriser à long terme cette situation insupportable pour de nombreux ménages.

Une réponse doit s'appuyer à la fois sur des mesures de révision du financement des primes d'assurance-maladie et sur la maîtrise des coûts. Le Conseil national l'a fait en juin dernier en adoptant un contre-projet à l'initiative pour un frein aux coûts et en adoptant un contre-projet à l'initiative visant à limiter les primes d'assurance-maladie.

Le contre-projet du Conseil national est courageux - nous en discuterons dans la discussion par article si nous entrons en matière - et va dans la bonne direction.

L'initiative d'allègement des primes garantit qu'aucune famille ne devrait consacrer plus de 10 pour cent de son revenu disponible aux primes d'assurance-maladie. Elle fixe donc un objectif social. Lors de l'introduction de l'assurance-maladie obligatoire, le Parlement avait promis que la charge des primes ne serait pas trop élevée pour les familles à moyen et à faible revenu. En soumettant un contre-projet indirect, le Conseil fédéral d'abord, puis le Conseil national et notre Commission de la sécurité sociale et de la santé publique ont tenu compte du problème soulevé par l'initiative populaire, celui de la charge des primes d'assurance-maladie.

Le problème est la charge sur le revenu des ménages, en particulier pour la classe moyenne et la classe moyenne inférieure qui ne reçoivent pas d'aide pour réduire le montant de leurs primes. Bien que les solutions du Conseil fédéral, du Conseil national et de la majorité de la commission au sujet de la contribution de la Confédération et des cantons à la réduction des primes soient différentes, il existe pour la première fois une volonté d'agir, en modifiant la loi sur l'assurance-maladie en y introduisant le principe suivant: les cantons doivent définir le pourcentage maximal que les primes doivent représenter par rapport au revenu disponible de l'assuré résidant dans le canton.

De nombreux acteurs du secteur de la santé, certains cantons, la Conférence latine des affaires sanitaires et sociales, les organisations de défense des droits des patients, Caritas ou même la FMH, tous reconnaissent aussi la nécessité de proposer un contre-projet à l'initiative et de prévoir ainsi des mesures correctives. La proposition de notre collègue Würth de ne pas entrer en matière est donc incompréhensible.

Le fédéralisme sera respecté avec les différents modèles de contre-projet. Mais les mesures urgentes de réduction des primes ne peuvent pas être déléguées aux cantons sans, par exemple, au moins fixer une contribution minimale de chaque canton à la réduction des primes d'assurance-maladie.

Monsieur Würth, tout à l'heure, vous nous avez rappelé l'origine du système de réduction des primes. C'est un système qui, aujourd'hui, face à la situation que j'ai évoquée - l'augmentation des primes -, a besoin d'un correctif urgent. Renvoyer cette discussion à la discussion sur la péréquation financière signifie non seulement de ne pas prendre de décision dans l'immédiat, mais également dans les trois ou quatre prochaines années. Nous savons que discuter de la péréquation financière signifie renvoyer la discussion à je ne sais quand, cinq, six années ou encore plus, sans être sûrs de trouver une solution.

Donc, voilà pourquoi il est important d'entrer en matière aujourd'hui et de discuter des solutions qui nous sont proposées. Ceci est d'autant plus vrai que, dans son message au Parlement, le Conseil fédéral admet que la charge que représente le paiement des primes d'assurance-maladie est un problème pour les ménages suisses. Le Conseil fédéral souligne également que ces dernières années, malgré la hausse continue des coûts de la santé, certains cantons n'ont pas augmenté leur contribution à la réduction des primes dans la même mesure que la Confédération. En 2020, la contribution de la Confédération à la réduction des primes s'est élevée à 2,9 milliards de francs, celle des cantons à 2,6 milliards. Cependant, les contributions des cantons varient fortement: de 12 à 67 pour cent du montant de la prime.

Agire sulla riduzione dei premi cassa malati è urgente. Alla fine del 2022 i salari reali dei lavoratori con redditi bassi o medio-bassi sono ancora più bassi rispetto a quelli del 2016. L'onere dei costi sanitari e soprattutto dei premi cassa malati è sempre più insostenibile per molte economie domestiche, per molte famiglie e per molte persone sole.

Come sappiamo, dall'introduzione della LAMal i premi sono più che raddoppiati mentre gli aiuti per la riduzione dei premi sono sì aumentati ma solo del 41 per cento in media; la consistenza degli aiuti varia da cantone a cantone.

Con l'esplosione dei premi prevista nell'anno prossimo, gli aiuti a molte famiglie non saranno più sufficienti per garantire loro un certo potere d'acquisto e un certo reddito disponibile. Bisogna poi mettere in conto che alla straordinaria esplosione dei premi nel 2023 si aggiungeranno l'inflazione, che colpisce tutti ma pesa di più su chi ha un reddito medio o basso, nonché l'aumento del costo dell'energia.

Tutti riconoscono che è necessario intervenire sul finanziamento dei premi, soprattutto per le fasce di reddito medio e medio-basso, per le famiglie, per le persone sole e per i pensionati. Oggi abbiamo l'occasione di fare qualcosa per migliorare la difficile situazione, discutendo il controprogetto e adottando la soluzione migliore e più efficace - a mio parere è[NB]quella[NB]del[NB]Consiglio[NB]nazionale,[NB]lo[NB]vedremo in seguito -, ma per poterne discutere dobbiamo prima entrare in [PAGE 1107] materia. Oggi dobbiamo evitare di non prendere una decisione e lasciare che si vada verso una medicina a due velocità.

Perché lo dico? Perché ci sono studi che dimostrano che sempre più economie domestiche rinunciano a certe prestazioni sanitarie a causa dei costi, per non dover pagare le franchigie, per non partecipare ai costi. Il 16 per cento della popolazione svizzera non va dal medico per motivi economici. Il 12 per cento degli assicurati rinuncia a ulteriori trattamenti necessari a causa dei costi. La riduzione individuale dei premi è anche uno degli strumenti più importanti ed efficaci per combattere la povertà.

Il controprogetto indiretto, di cui discutiamo la forma, avrà infatti anche un effetto sui costi - come d'altronde l'avrebbe anche l'iniziativa popolare. Il contributo cantonale in percentuale dei costi lordi dell'assicurazione malattia obbligatoria può costituire un incentivo a intraprendere maggiori azioni per il contenimento dei costi sanitari da parte dei cantoni. Questo viene confermato anche dai rapporti che abbiamo ricevuto durante l'esame commissionale.

Il collega Würth usa la parola "Übersteuerung", iperregolazione, quale argomento per la sua proposta di non entrare in materia, per rifiutare il controprogetto anche nella sua forma minima. Ma come si fa a parlare di iperregolazione, quando si discute di mettere a disposizione più mezzi finanziari e di definire una quota minima di finanziamento per ridurre i premi? È questa, l'iperregolazione? Non dovrebbe essere questa una volontà finalmente concreta di rispondere a quello che ci chiede sempre di più la popolazione, quando dice che la politica sanitaria non agisce mai con proposte concrete per la riduzione dei premi o per il contenimento dei costi? Dimostriamo oggi la nostra buona volontà, dimostriamo che creiamo seriamente delle misure per ridurre il peso dei premi cassa malati. Non perdiamo l'occasione di fare finalmente qualcosa e di agire a favore della classe media, delle famiglie, dei pensionati, delle persone sole che l'anno prossimo non ce la faranno più a pagare i premi cassa malati.

Per cui, entriamo in materia e adottiamo il controprogetto! A mio parere, il controprogetto migliore è quello del Consiglio nazionale, perché è coraggioso ed efficace, finalmente atto a ridurre i premi cassa malati, grazie anche ai mezzi supplementari che verrebbero messi a disposizione da Confederazione e cantoni, aumentando così il numero dei beneficiari degli aiuti e salvaguardando il potere d'acquisto di molte economie domestiche anche a lungo termine. Prima di poter discutere le proposte in dettaglio, dobbiamo però entrare in materia. Vi invito a non uscire a mani vuote, a dare oggi un segnale concreto ed entrare in materia - la popolazione se lo aspetta.