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preparatory:AB 319454

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-05-03

Wortprotokoll

Je crois qu'il y a déjà eu, Monsieur le conseiller national Schwander, toute une réponse écrite du Conseil fédéral à vos questions. Le Conseil fédéral a eu l'occasion, déjà, de rappeler que, outre le maintien de la distance et de l'hygiène des mains, il nous a semblé - et on n'était pas seuls, d'ailleurs - que le port du masque était l'une des mesures les plus efficaces pour empêcher la transmission du coronavirus. Elle a duré un certain temps, vous l'avez dit. Le Conseil fédéral a pris la responsabilité, pour quelques échelons, mais pas pour tout: les cantons ont également joué là un rôle important; les entreprises ont pu jouer un rôle important.

De toute manière, je ne suis pas certain que vous fassiez confiance aux analyses du Conseil fédéral pour apporter les réponses aux questions que vous posez. Si nous ne sommes pas d'accord sur les effets positifs et négatifs des masques, sur toutes les questions que vous posez, la meilleure chose à faire est de nous reposer sur des études indépendantes, et de faire confiance aux personnes qui font ces études. Je veux bien vous écrire un rapport sur le masque, mais qui serais-je pour le faire? Si on le commande et qu'on le paie, vous pouvez bien imaginer que le résultat ne sera peut-être pas celui que vous espérez, donc, appuyons-nous sur les études internationales. Elles existent, il y a beaucoup d'études qui, maintenant, sont en cours. Elles existaient déjà, évidemment, avant la pandémie.

Ce n'est pas un hasard non plus si, dans toute une série de situations ou dans les hôpitaux, les masques sont portés. Ce n'est pas par hasard que les chirurgiens travaillent avec ce type d'équipements; ce n'est pas par hasard s'il est porté dans certaines situations. On avait déjà beaucoup de connaissances avant, mais maintenant, ce qui a été testé pour la première fois à grande échelle sur notre continent et dans notre pays, a été effectivement l'utilisation du masque pour faire face à la pandémie.

Cela génère beaucoup d'études, avec tous les éléments que vous mentionnez, qui sont naturellement étudiés. Pour se mettre d'accord - pour autant qu'on y parvienne -, à la fin, la meilleure des choses à faire est de nous appuyer sur des études indépendantes. Nous suivons de près ce qu'il se passe - et il se passe beaucoup de choses. Il faudra prendre connaissance de ces études - vous pouvez le faire à tout moment, nous nous y intéressons également -, mais le fait de demander au Conseil fédéral, une étude supplémentaire spécifique n'apporte pas vraiment de plus-value évidente. Il y aurait en plus un risque qu'on nous dise à la fin qu'on ne peut pas avoir confiance en une étude qui a été commandée par ce même Conseil fédéral qui avait pris des mesures. Nous préférons qu'elle soit réalisée par des instituts et scientifiques indépendants, afin de pouvoir intégrer leurs résultats à nos propres réflexions, en vous rappelant encore une fois que cette discussion sur les mesures en général pourra également être menée lors des débats qui vous attendent sur la révision de la loi sur les épidémies. La position du[NB]Conseil[NB]fédéral[NB]n'a[NB]donc pas changé depuis l'année 2021, d'autant moins que ces mesures ont été retirées depuis longtemps.

J'aimerais donc vous inviter à rejeter ce postulat.