preparatory:AB 325127
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-09-14
Wortprotokoll
Ich muss nach diesem Votum, das mit dem Motionstext nichts zu tun hatte, schon etwas sagen.
Monsieur Thomas Aeschi, vous avez tenté un peu facilement de parler sans avoir la réponse de ma part. Mais je me permets quand même, avec l'accord du vice-président, de vous dire quelques mots.
D'abord, Monsieur Aeschi, vous l'avez mentionné à la fin de votre intervention, le Conseil fédéral était et est favorable au postulat Noser 23.3675. Vous faites maintenant comme si c'était un peu différent; non - vous l'avez rappelé à la fin, je vous en remercie. Vous avez beaucoup cité la "NZZ", qui, elle, vous a aussi beaucoup cité ces derniers jours, d'ailleurs, et qui, au moins, le rappelle: nous sommes favorables à l'expertise indépendante, et le Conseil fédéral a été le premier à lancer des enquêtes sur la gestion de la pandémie, dès le début et de manière indépendante. Des enquêtes ont été menées par la Chancellerie; l'OFSP a très tôt demandé aussi à des partenaires externes de le faire; les cantons l'ont fait; les Commissions de gestion ont fait aussi un très bon travail à ce sujet. Des programmes nationaux de recherche sont maintenant lancés; le postulat Noser 23.3675 a été accepté par le Conseil fédéral. Cela explique peut-être aussi pourquoi il a été largement adopté par le Conseil des Etats, et nous allons réaliser ce travail.
Cela dit, je crois qu'il faut beaucoup d'objectivité dans cette approche. Il y a un moment où il va falloir sortir des luttes et de l'instrumentalisation politiques de la pandémie. Cela me semble être un élément relativement important si on veut pouvoir en faire quelque chose d'utile. Ensuite, il faudra intégrer ces analyses dans la révision totale de la loi sur les épidémies, qui devra être transmise au Parlement lors de la nouvelle législature.
Beaucoup de critiques ont été faites au Conseil fédéral. Pourquoi cela ne va-t-il pas plus vite? Parce que nous visons la qualité. Nous souhaitons mettre en consultation un projet qui tient vraiment compte des enseignements qui ont pu être tirés pour qu'ensuite, de manière sereine, objective, dans l'intérêt du pays, on puisse faire une analyse complète. Il y aura bien sûr des discussions politiques assez vives. On espère qu'il n'y aura pas trop d'instrumentalisation, parce qu'il s'agit d'une affaire très sérieuse. Comment faire pour tenir compte de ce que nous avons vécu, comme pays, comme société, avec notre économie, avec les plus jeunes et les moins jeunes? Comment faire pour pouvoir tirer les meilleurs enseignements possibles et pouvoir être le mieux préparé possible lorsqu'un tel cas devrait se représenter?
Je terminerai là-dessus, Monsieur Aeschi: vous avez mentionné les personnes qui n'ont pas pu visiter leurs proches dans les hôpitaux et dans les homes, comme si le Conseil fédéral avait décidé de cela. Je vous rappelle encore une fois que le Conseil fédéral n'a pas pris cette décision. Dans notre système, les compétences sont réparties entre les niveaux fédéral, cantonal et communal. Les institutions publiques et parapubliques ont des responsabilités et les privés également.
Je sais qu'il peut être facile et parfois assez souhaité, dans le sens d'une discussion politique, de dire que le Conseil fédéral a pris toutes ces décisions. Cela n'est pas le cas. Nous avons besoin d'une analyse mesurée, fine, sereine et qui intègre l'ensemble des éléments pour pouvoir en faire quelque chose de positif.
J'ai pris note du retrait de la motion, qui me paraît assez logique, parce qu'elle est complètement sans objet.[GZ]
[VS][GZ]
Zurückgezogen - Retiré [PAGE 1630]