preparatory:AB 333385
Poggia Mauro · Ständerat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-02-27
Wortprotokoll
Merci madame la présidente. Excusez-moi pour tout à l'heure: j'ai cru que vous aviez ouvert la parole à tout le conseil.
Beaucoup de choses ont été dites. Je veux simplement faire quelques brèves adjonctions. Le dossier électronique du patient n'est pas simplement un gadget qui permet au patient de consulter son dossier au lieu d'aller, tour à tour, chez les professionnels des soins afin de pouvoir consulter son dossier. C'est véritablement un instrument de santé publique. Cet instrument de santé publique doit rester en main des autorités sanitaires cantonales. Elles doivent en garder la maîtrise. Il faut qu'il y ait une interopérabilité.
Quand j'entends parler de concurrence et dire que le patient doit avoir le choix, j'ai l'impression que l'on n'a pas compris que dans le domaine de la santé, ce n'est pas la concurrence qui régule les choses. On devrait le constater: depuis 1996, la LAMal existe, et l'on a mis en oeuvre le principe de concurrence dans plusieurs secteurs. Aujourd'hui, on en constate l'échec. C'est l'offre qui fait la demande et pas la demande qui crée l'offre. Demandez à la population, aux membres de votre famille, à vos proches, vers qui ils iraient s'ils voulaient ouvrir un dossier électronique du patient. D'abord, il faut déjà leur expliquer ce que c'est, et ensuite leur dire qu'il existe plusieurs communautés. Ils vous demanderont quelle est la différence. Il faut être simple et efficace.
Je me réjouis d'entendre toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui parlent de la nécessité de faire la promotion du dossier électronique du patient, soutenir la proposition qui sera faite de le rendre obligatoire pour tous les patients et pour l'ensemble des professionnels de la santé; de rendre obligatoire non seulement d'adhérer à une communauté, mais aussi d'alimenter - parce que c'est cela qui est important - le dossier électronique du patient afin que l'information puisse servir à une meilleure prise en charge coordonnée des patients. La proposition faite par la minorité va à l'encontre du but exprimé, et je ne peux évidemment, comme beaucoup d'autres avant moi, que vous inviter à soutenir la proposition de la majorité de la commission.