Broulis Pascal · Ständerat · 2024-09-09
Broulis Pascal · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2024-09-09
Wortprotokoll
Je remercie tout d'abord le Conseil fédéral pour son avis en réponse à mon interpellation. Il y a de l'espoir dans cette réponse, c'est comme ça que je l'interprète.
Comme le Conseil fédéral, je suis favorable aux autoroutes; je vais me battre pour le sujet soumis au référendum du mois de novembre prochain. Je suis également favorable aux déplacements en avion, quand ils se font de manière intelligente - c'est le sujet de l'interpellation suivante. Maintenant, parlons des trains. Il est vrai que c'est un peu comme pour le tram dans les villes, on a un peu abandonné le train en considérant que l'avion était plus rapide, plus adéquat. On voit aujourd'hui que le monde change et qu'il faut, sur le territoire européen, créer de nouvelles perspectives. La Suisse est vraiment au centre de l'Europe, on ne devrait pas l'oublier. Il est vrai qu'aujourd'hui il y a des problèmes techniques et des problèmes de cohérence des réseaux. On sait que pour passer sous la Manche, il faut des rails similaires, il faut une électrification quasi similaire.
Essayons de contourner tout cela, essayons en quelque sorte de nous projeter. Tout d'abord, je remercie le Conseil fédéral d'avoir confié à l'Office fédéral des transports une étude que ce dernier a confiée aux CFF pour la faisabilité de la cohérence sur le territoire. Dans le cadre de mon interpellation, j'ai élargi un petit peu le spectre de l'étude. On peut aller de Genève, de Lausanne, de Zurich ou de Bâle à Londres, par exemple. On sait que, techniquement, cela prendra de longues années. Par contre, on peut aller jusqu'au bord de la Manche, en tout cas jusqu'au nord de la France, en sachant que Lille est une destination qui répartit ensuite, en quelque sorte, le trafic au nord de l'Europe, sur la Belgique - il y a passablement de gens qui viennent en Suisse pour skier - ou sur la Hollande - les Hollandais sont très intéressés par le tourisme en Suisse. De là, il suffit de traverser la Manche pour aller en direction de l'Angleterre.
Je pense que ce sont des aspects qui doivent être examinés. On l'a vu dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques qui viennent de se terminer: beaucoup de Suisses se sont déplacés en train, en utilisant les voies qu'utilisent les TGV Lyria. C'est un partenariat entre la Suisse et la France au travers de la SNCF et des CFF. Il vaut la peine de continuer à étudier ces aspects, d'avoir cette mixité de transports. Les gens adorent se déplacer, on ne pourra pas leur interdire de se déplacer; je suis totalement opposé aux interdictions. Par contre, si on peut développer aussi bien le rail que la route, voire de temps en temps les transports en avion, c'est une logique intelligente. [PAGE 670]
Voilà ce que je souhaitais apporter. Continuons à étudier. Et peut-être que le Conseil fédéral pourrait donner une impulsion et se dire que le nord de l'Europe, Lille, pourrait être une sorte de gare de répartition horizontale, vers la Belgique et les Pays-Bas, et, pourquoi pas, le nord de la France, et également un point de départ pour traverser la Manche en direction de l'Angleterre.
Je remercie le Conseil fédéral pour ses réponses et j'espère qu'il continuera à étudier ces questions et à s'engager sur cette voie.