Gapany Johanna · Ständerat · 2024-09-12
Gapany Johanna · Ständerat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion · 2024-09-12
Wortprotokoll
Vu notre réalité et l'augmentation des dépenses, ce message offre des perspectives à notre pays. Pour exploiter tous les efforts faits par le passé et tous les investissements faits dans la recherche et la formation, il faut aujourd'hui absolument éviter une rupture, et donc viser la stabilité. Faire des économies dans ce domaine, je crois qu'on le sait tous, est une mauvaise idée. Evidemment, il n'est pas question de gaspiller, ni de faire des économies, mais bien de viser cette stabilité. On est et on restera le pays qui fait de la formation la clé pour garantir l'égalité des chances; le pays qui fait de la recherche et de l'innovation des moteurs de croissance, de création d'emplois, des piliers aussi pour une bonne qualité de vie.
Dans l'ensemble, même si le contexte est particulier et la réalité financière un peu compliquée, ce message est positif pour notre pays. Tant sous l'angle de la formation et de la recherche que sous l'angle des finances, c'est un investissement déterminant pour l'avenir. Parce que, chaque début d'année, on scrute les comptes en espérant que les recettes confirmeront que l'économie va bien et que l'on aura les ressources pour faire face aux besoins futurs. Plutôt que de devoir faire des choix difficiles, plutôt que de devoir augmenter des taxes ou des impôts, on détient un outil qui réduit ce risque. Les investissements dans la recherche, la formation et l'innovation laissent envisager une création de valeurs, d'emplois et de recettes fiscales. La preuve se trouve dans les comptes, même quand on sait que la situation est compliquée. En début d'année, le Conseil fédéral a communiqué les comptes 2023. On s'attendait à une année difficile, avec un déficit de plus de 4 milliards de francs. On est finalement arrivé à un déficit de financement de 1,4 milliard de francs. Ce n'est pas parfait, mais c'est mieux que prévu. Parmi les bonnes nouvelles, on retrouve les recettes, les recettes ordinaires, avec une progression de l'impôt fédéral direct de 3,1 milliards de francs. Ce n'est pas un hasard. C'est bien sûr le travail de l'économie privée. C'est aussi un choix politique: le choix d'investir dans l'avenir, de nous donner les moyens de faire face à nos besoins grâce à une économie qui va bien, une économie qui peut compter sur une certaine stabilité, sur une formation de qualité et sur un certain soutien dans plusieurs domaines clés. Cela concerne bien sûr la recherche et l'innovation, mais aussi d'autres domaines.
Quand on regarde ce qui se passe au niveau de la recherche, on voit que c'est un travail d'équipe. Sur les 22 milliards de francs investis chaque année, selon le rapport du SEFRI sur les investissements dans la recherche et le développement, 6 milliards viennent du public et 16 milliards du privé. On voit donc bien que la part de la Confédération est une part du puzzle. Ce sont les fondations de la maison. On pourrait faire mieux. Mais, aujourd'hui, dans le contexte actuel, on ne peut pas faire plus. Par contre, on ne peut pas faire moins non plus. Faire moins, ce serait affaiblir ces fondations. Ce serait affaiblir la qualité de la formation. Ce serait mettre en danger le développement économique futur. Je ne doute pas de notre volonté de donner des perspectives positives à notre pays.
Le projet présenté par le Conseil fédéral va dans le bon sens. Personnellement, je le salue. Je le soutiens dans la majorité des cas, avec certaines adaptations, qui ne mettent pas en danger la stabilité générale et qui permettent finalement de donner encore plus d'optimisme dans ces journées un petit peu grises d'un point de vue financier. Si l'on tient compte du renchérissement, la croissance est inférieure au message précédent. Si l'on tient compte de nos moyens actuels, cette croissance est supportable. Elle est nécessaire. Elle peut aussi rendre notre travail plus simple, puisque quand les recettes vont bien, quand elles sont stables et bonnes, cela évite aussi des décisions difficiles; d'où l'importance de la stabilité et la nécessité d'éviter une rupture.
C'est dans ce sens que je soutiendrai majoritairement le projet du Conseil fédéral, ainsi que quelques adaptations décidées par le Conseil national.