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Polla Barbara · Nationalrat · 2003-06-04

Polla Barbara · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2003-06-04

Wortprotokoll

La Suisse gagne un franc sur deux à l'étranger, et, très clairement, sa prospérité intérieure dépend en très grande partie de son commerce extérieur.

Le groupe libéral soutient fondamentalement les efforts entrepris par tous, y compris par la Confédération, visant à promouvoir les exportations, et il entre en matière sur le projet du Conseil fédéral.

Il s'agit là d'un soutien concret à nos entreprises, à nos PME et surtout aux plus petites d'entre elles, celles qui sont en début de phase de croissance - ô merveille! -, et qui sont souvent confrontées à des difficultés très concrètes et non négligeables, surtout lors de la mise en route des processus d'exportation.

M. Rennwald a parlé à juste titre de la nécessité d'une promotion ciblée des exportations, mais il n'y a pas seulement M. Rennwald qui parle de cela, il y a ici beaucoup de gens qui connaissent les PME et l'économie. La commission a aussi auditionné de très nombreux spécialistes, et tous ont reconnu que les PME avaient besoin d'une promotion des exportations. Il me semble donc que la colère de M. Blocher - qu'il est bien le seul à qualifier de sainte - est à la mesure des arguments qu'il nous a présentés, à savoir un gadget promotionnel.

En 2001, le groupe libéral, pour les raisons que j'ai mentionnées - la nécessité de la promotion économique des exportations, son côté tout à fait indispensable à l'économie suisse -, s'était déjà prononcé favorablement pour la restructuration de l'OSEC. Aujourd'hui, le groupe libéral estime avoir eu raison. Nous avons aujourd'hui l'évaluation que nous avions demandée en 2001. Cette évaluation, même si elle n'a pu porter que sur un an et demi, nous apporte plutôt de bonnes nouvelles:

1. La qualité de l'offre et des prestations s'est accrue.

2. Les prestations d'information de l'OSEC sont aujourd'hui mieux ancrées sur le marché, plus connues et de meilleure qualité.

3. 80 pour cent des partenaires potentiels les plus importants du Business Network Switzerland qui ont été consultés jugent sa stratégie positive.

4. L'OSEC a pris la position d'une vraie plate-forme entre les PME, les chambres de commerce et le SECO, réalisant une collaboration efficace entre le privé et le public.

5. L'EICS, le réseau des Euro Info Centres, comprenant plus de 300 antennes dans plus de 40 Etats dans toute l'Europe, fait partie désormais de l'OSEC.

Nous pouvons donc constater que nous avons été entendus au printemps 2001 à Lugano lorsque le Parlement, parce qu'il voulait cette évaluation, avait fixé ces objectifs et avait décidé de ramener de cinq à trois ans la durée de la tranche [PAGE 848] financière prévue dans l'arrêté fédéral allouant le crédit d'alors. Nous avons donc demandé à l'OSEC de faire mieux, et l'OSEC a fait mieux. Mais l'OSEC peut encore faire mieux. Il s'agit en effet d'un processus qui est en cours.

D'ailleurs, M. Deiss, conseiller fédéral, a fixé trois objectifs à l'OSEC: premièrement, de renforcer le potentiel d'exportation de notre économie - c'est une vraie nécessité, c'est pour nous vraiment l'objectif absolument prioritaire et le plus important de ce que l'OSEC doit réaliser -; deuxièmement, de permettre à notre système de promotion des exportations d'atteindre la meilleure qualité possible; troisièmement, de respecter les règles du gouvernement d'entreprise et la répartition des tâches, avec un nouveau mandat de prestations qui est en gestation. Comme quatrième objectif, j'ajouterai personnellement le renforcement de la position de réseau et de plate-forme de l'OSEC entre les entreprises et les chambres de commerce.

Le groupe libéral entre donc en matière et en toute logique par rapport à ce que je viens de dire, soutient la minorité Raggenbass. En effet, on n'interrompt pas un processus positif en cours. Une année, cela nous paraît trop court, mais quatre ans, cela nous paraît trop long. A l'heure actuelle, le rapport d'évaluation que nous avons insiste beaucoup sur le fait qu'il n'a pu porter que sur un an et demi et que, de ce fait même, l'évaluation n'est pas complète. Avec deux ans de crédit voté aujourd'hui, nous pensons que nous aurons un rapport qui nous permettra de juger de la suite, d'infléchir les choses de façon tout à fait adéquate d'ici deux ans. En 2001, nous avons donné deux ans à l'OSEC pour se restructurer, en 2003, nous souhaitons aujourd'hui lui donner deux ans de plus pour achever le processus en cours. La pression qui est ainsi mise n'est pas excessive, mais elle est suffisante, elle est nécessaire et je me réjouis, d'ici à deux ans, d'analyser et, j'espère, de pouvoir commenter les résultats de 2005. Cette attitude responsable est selon nous celle qui peut le mieux apporter un soutien constructif aux PME de ce pays, soutien que nous appelons tous de nos voeux.

Outre que je me réjouis de recevoir le nouveau rapport dans deux ans, je me réjouis maintenant d'écouter la question de M. Blocher.