preparatory:AB 344845
Addor Jean-Luc · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-09-18
Wortprotokoll
Quelques mots d'abord pour revenir sur le débat sur les capacités de l'armée. Des critiques ont été faites. Certaines sont compréhensibles, mais pour la majorité de la commission, il y a quand même une logique là derrière. La logique est que, avant de faire des demandes de matériel, de budget, de moyens, etc., on doit commencer par mener une réflexion sur les risques et les menaces qui pèsent sur la Suisse. Ensuite, de cette analyse, on peut déduire les conséquences et donc les capacités dont nous voulons ou dont nous devons doter notre armée. Voilà pourquoi, par 10 voix contre 7 et 8 abstentions, la commission vous propose, contrairement à la minorité Fivaz Fabien, d'entrer en matière sur l'arrêté 1.
Quelques mots maintenant, si vous le permettez, sur la question du financement: il est vrai que, tout comme mon collègue, j'ai été désigné, à l'insu de mon plein gré, comme rapporteur d'une commission à la majorité parfois hétéroclite. Mais je l'ai fait et, comme le disait mon ancien commandant de bataillon, nous sommes présents pour servir et nous servirons. C'est dans cet esprit, comme officier, que j'ai accepté cette mission un peu délicate. Parce que je sais qu'au-delà d'une majorité ou d'une minorité, dont mon petit doigt me dit qu'elles ne seront ensuite pas forcément exactement ce qu'elles étaient en fin de séance de commission, il n'est pas question d'une militarisation de la Suisse - je l'ai entendu précédemment. Ce dont il est question et dont j'ai la conviction, c'est qu'une large majorité de la commission considère [PAGE 1692] que la défense est une tâche essentielle de la Confédération. C'est d'ailleurs pour cela que des cantons se sont successivement unis. La majorité de la commission considère également - il me semble quand même important de le dire - que c'est notre devoir de fournir à notre armée et à notre industrie un cadre de planification sûr et stable. Sans ce cadre sûr et stable, il n'est pas possible à notre armée de planifier ni à notre industrie d'orienter sa production, ses recherches, etc.
Pour terminer, j'ai la conviction que, pour la majorité de la commission, en ces temps troublés, il est clair qu'il est de notre devoir, pour les citoyens de ce pays et pour les militaires, qu'ils soient de milice ou professionnels et qui servent dans notre armée, de garantir la capacité de notre armée d'assumer ses missions constitutionnelles et donc de lui assurer à l'avenir les moyens nécessaires pour y parvenir.
[VS]