AB 346897
Klopfenstein Broggini Delphine · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2024-09-26
Wortprotokoll
Je reviens avec une autre intervention sur la même thématique, sur la question de l'optimisation de l'énergie. Le postulat que je défends ici charge le Conseil fédéral d'examiner l'opportunité de généraliser des systèmes d'optimisation et de suivi de tout type de chauffage grâce à des programmes sur mesure pour les propriétaires, développés dans tous les cantons. Le Conseil fédéral présentera ensuite un rapport sur les économies d'énergie apportées par une telle mesure.
On le sait: le potentiel de développement des économies d'énergie est grand et, avec cette proposition, nous pourrions déjà parvenir à atteindre certains objectifs. En Suisse, deux tiers de la consommation d'énergie totale des ménages sont imputables au chauffage. Il est toujours plus urgent de s'émanciper des chaudières à mazout et de financer par la même occasion le remplacement de ces chaudières. On l'a confirmé en acceptant la loi climat il y a deux ans: la dernière loi climat plébiscitée par le peuple a non seulement confirmé, mais a aussi rendu possible, un soutien financier clair, qu'il serait très sage de maintenir aujourd'hui. Dans l'immédiat, il est aussi important d'avoir des systèmes de chauffage qui soient bien réglés, qui empêchent la surchauffe des bâtiments et la déperdition de chaleur. Cela vaut pour tout type d'énergie fossile, mais également pour les énergies renouvelables. L'important est de réussir à économiser de l'énergie là où on consomme de l'énergie.
D'après le programme Suisse Energie, plusieurs centaines de millions de francs par an pourraient être économisés sur les frais de chauffage en Suisse grâce à l'optimisation énergétique des chauffages. C'est économiser de l'énergie, mais c'est aussi économiser de l'argent. Cela coûte bien moins cher que d'assainir l'enveloppe d'un bâtiment ou que de changer les fenêtres, même si ces mesures, évidemment, sont elles aussi nécessaires. L'optimisation de l'exploitation réduit les coûts d'énergie de 15 pour cent en moyenne, sans investissement au niveau du chauffage, dans le cadre d'un contrat d'optimisation énergétique, même si c'est aussi une opération qui, certes, est importante. L'intervention est donc particulièrement judicieuse après un assainissement de l'enveloppe du bâtiment, tel que le remplacement des fenêtres. L'opération permet de faire baisser les charges, et donc de rendre l'immeuble plus attractif pour les locataires, grâce aux économies d'énergie, mais naturellement aussi pour des raisons écologiques - réduire l'empreinte carbone ou diminuer la dépendance à des sources d'énergie non indigènes.
Pour atteindre l'objectif de la neutralité carbone, les propriétaires devront évidemment aussi faire leur part. C'est possible sans remettre en cause le confort et en gagnant de l'argent. C'est financièrement intéressant, à la fois pour les propriétaires, mais aussi pour les locataires. L'énergie la plus verte, on le sait, est celle qu'on ne consomme pas. C'est aussi la moins chère - l'aspect économique a évidemment sa part à jouer dans ce postulat.
C'est vrai au niveau du chauffage, mais c'est aussi vrai au niveau de l'électricité, comme le confirme le programme Eco 21, que vous connaissez certainement, des Services industriels genevois, qui, à lui seul, a permis de retirer de la [PAGE 1965] consommation électrique l'équivalent de la consommation de 80[NB]000 ménages - c'est l'équivalent, à peu près, du nombre de ménages de la ville de Berne.
Je vous remercie dès lors de soutenir mon postulat.