Addor Jean-Luc · Nationalrat · 2024-12-09
Addor Jean-Luc · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-12-09
Wortprotokoll
Vous vous souvenez que le message sur l'armée 2024 se présente sous la forme de cinq arrêtés. Nous avions laissé, comme second conseil, subsister des divergences dans deux arrêtés. Pour ce qui concerne l'arrêté fédéral sur les valeurs-cibles pour l'orientation de l'armée jusqu'en 2035, les divergences, au nombre de trois, ont toutes les trois été éliminées par le Conseil des Etats qui s'est rallié à notre point de vue. Pour mémoire il s'agissait de "renforcer considérablement les capacités dans le domaine de l'effet dans le cyberespace et l'espace électromagnétique", de "développer dans le domaine spatial des capacités qui profiteront notamment à la conduite et à la mise en réseau ainsi qu'au renseignement intégré", et troisièmement, de "développer des compétences pour la protection de l'intégrité cognitive (et résilience) des individus et de la population dans l'espace cognitif".
Ce qui subsiste jusqu'à aujourd'hui, c'est une seule divergence entre notre conseil et le Conseil des Etats. Elle porte sur l'arrêté fédéral 5, qui concerne le plafond des dépenses de l'armée pour la période 2025 à 2028. Pour mémoire, le Parlement, par rapport au projet initial du Conseil fédéral, a décidé d'augmenter pendant cette période le montant qu'il souhaite mettre à disposition de l'armée de 25,8 à 29,8 milliards de francs. Ce qui avait été imaginé dans un premier temps, c'est un système de compensation avec différentes autres positions du budget. Le Conseil des Etats a décidé [PAGE 2216] d'abandonner cette manière de travailler dans l'idée qu'il n'appartient pas à la Commission de politique de sécurité de s'occuper de domaines tels que la politique de développement ou toutes sortes d'autres domaines de la politique. Surtout, il s'agissait d'éviter que l'armée soit soumise, à son détriment, à un régime particulier par rapport à tous les autres domaines du budget de l'Etat. Le Conseil des Etats a décidé d'abandonner toute idée de compensation dans ce cadre, pour laisser toutes ces discussions dans un autre cadre, à savoir celui du budget. Ce qui a été décidé par le Conseil des Etats, c'est donc d'abandonner cette approche sous forme de compensation.
Si j'ose corriger un petit peu mon collègue alémanique rapporteur, ce n'est pas à l'unanimité, mais par 23 voix contre 0 et 1 abstention - si j'ai bonne mémoire - que la Commission de la politique de sécurité de notre conseil vous propose de suivre le Conseil des Etats et donc de supprimer la dernière divergence qui subsiste en supprimant cette approche consistant à demander des compensations dont - vous le savez très bien - nous parlons déjà dans le cadre des discussions budgétaires.