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Addor Jean-Luc · Nationalrat · 2025-05-06

Addor Jean-Luc · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2025-05-06

Wortprotokoll

Dans le cadre du soutien aux organisations actives dans le domaine de la promotion de la lecture, l'Office fédéral de la culture (OFC) a conclu avec Bibliomedia un contrat de prestations pour les années 2021 à 2024 - il se trouve que cette intervention date un peu, j'en suis navré, je suis tributaire de l'ordre du jour de ce conseil. Ce contrat définit les objectifs et les tâches de cette fondation de droit public. Celle-ci a pour tâche d'oeuvrer à la promotion de la lecture et au développement des bibliothèques de lecture publique. En particulier, elle a le mandat de soutenir les bibliothèques dans leur mission d'accueil du public et de promotion de la lecture.

Pourtant, Bibliomedia propose parmi ses "animations pour les écoles" des lectures destinées aux enfants faites par une drag-queen. Les prestations, facturées 500 francs de l'heure - je vais songer à changer de métier -, sont ainsi promues par cette fondation financée par la Confédération; le comédien proposé bénéficie même d'une adresse électronique au nom de la fondation.

Des lectures proposées par des drag-queens ne font à l'évidence pas partie de la promotion de la lecture. En outre, au tarif indiqué, elles se trouvent largement au-dessus du prix du marché pour des lectures, ce qui laisse penser que les moyens pourraient être mieux investis pour atteindre les objectifs affichés par la fondation. Il est pour le moins inapproprié que des moyens alloués pour le soutien des bibliothèques et la promotion de la lecture soient affectés à des activités idéologiques. Contrairement à ce que soutient le Conseil fédéral, sous réserve d'une minorité qui a réussi à instrumentaliser une fondation - de droit public, je le rappelle -, cette propagande LGBT ou autre ne correspond à[NB]aucun[NB]appel[NB]du[NB]public. J'en veux d'ailleurs pour preuve nos rangs singulièrement clairsemés. Cette propagande est en outre singulièrement peu adaptée à des enfants de 4 à 6 ans, qui constituent pourtant bien le public cible.

Un communiqué de Bibliosuisse mentionne par ailleurs que ces heures de lecture "offrent aux enfants la possibilité de voir différentes identités de genre et différents rôles de genre", ce qui "permet d'aider les enfants à se forger une opinion et à leur transmettre des connaissances sur les modèles liés aux rôles". Alors là, il faudra qu'on m'explique en quoi ce verbiage idéologique pourrait bien correspondre aux attentes en matière de promotion de la lecture.

Le contrat de prestations prévoit qu'en cas de mauvaise exécution ou de non-exécution par le bénéficiaire de l'aide financière, l'Office fédéral de la culture peut réduire les moyens ou exiger le remboursement des aides financières. C'est très exactement ce que je demande au nom, j'ose le dire, de tous [PAGE 631] les contribuables de ce pays qui refusent de contribuer, par leurs impôts, à exposer leurs enfants à ce type de propagande idéologique.