Clivaz Christophe · Nationalrat · 2025-09-09
Clivaz Christophe · Nationalrat · Wallis · Grüne Fraktion · 2025-09-09
Wortprotokoll
La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie a procédé le 23 juin et le 11 août à l'examen préalable de cette motion déposée le 9 décembre 2024 par l'ex-conseillère aux États Céline Vara. Le Conseil fédéral recommande son adoption et le Conseil des États l'a adoptée sans opposition le 11 mars 2025.
Considérant la dramatique diminution des populations de poissons et l'aggravation du statut de menace de nombreuses espèces en Suisse, la motion charge le Conseil fédéral d'élaborer un plan d'action Poissons sur le modèle du plan d'action Écrevisses suisses, afin de protéger les habitats et d'améliorer la biodiversité aquatique.
Les poissons jouent un rôle central dans l'écosystème aquatique. Ils régulent par exemple les équilibres biologiques et contribuent à la qualité de l'eau ainsi qu'au cycle des matériaux. Leur protection revêt donc une grande importance sur le plan écologique. En Suisse, l'état des populations piscicoles est alarmant[NB]: plus de la moitié des espèces indigènes sont considérées comme menacées et certaines ont déjà disparu.
Malgré les bases légales existantes et certains programmes, il manque à ce jour une stratégie nationale coordonnée pour regrouper systématiquement des mesures telles que le monitorage, la protection des espèces, les zones protégées et la mise en réseau des systèmes aquatiques.
La commission soutient donc la demande formulée dans la motion d'élaborer une telle stratégie afin d'assurer à long terme la biodiversité piscicole. L'objectif est de contrer le recul dramatique des espèces de poissons en prenant des mesures ciblées et coordonnées de manière efficace, notamment par la renaturation et l'assainissement écologique des aménagements hydroélectriques.
Une discussion a eu lieu au sein de la commission pour savoir si le texte de la motion devait être ou non modifié afin de mentionner explicitement les intérêts des pêcheurs ainsi que le sujet des oiseaux piscivores, deux points déjà évoqués dans les discussions de la commission soeur du Conseil des États.
À l'issue d'un vote serré, par 13 voix contre 12, la commission a opté pour une modification du texte. Elle estime qu'il faut aussi prendre en considération les intérêts des pêcheurs professionnels et de loisir ainsi que l'influence des oiseaux piscivores tels que le cormoran ou le harle bièvre. La commission a en conséquence ajouté ces deux points au texte de la motion.
La commission vous propose, par 17 voix contre 4 et 4 abstentions, d'adopter la motion selon sa proposition d'amendement.