Broulis Pascal · Ständerat · 2025-09-17
Broulis Pascal · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2025-09-17
Wortprotokoll
La proposition à l'article 2 lettre j tombe un peu du ciel. Pourquoi pas 2, 4 ou 10 milliards de francs[NB]? Avec plusieurs d'entre vous, j'ai soutenu l'augmentation des budgets de notre armée. Il en va de la sécurité intérieure et également de notre responsabilité vis-à-vis de notre population. L'objectif de 1 pour cent du PIB reste 2032[NB]; c'est demain. Cependant, dans l'intervalle, nous aurons à stabiliser nos finances, fixer des priorités dans les priorités, comme le financement de la 13e rente, et tout ceci, sans augmenter notre dette.
Avant d'augmenter les dépenses militaires dans le domaine de la munition, il serait déjà bien de trouver un chemin pour financer les surcoûts du F-35, de financer le renforcement de notre armée, de développer la cybersécurité dans le domaine de l'armée, de stabiliser et de réussir les projets informatiques actuellement très fragilisés sur le plan de leur développement. Afin de financer le budget ordinaire de notre armée, je pense qu'il faut trouver des solutions.
Abordons ce milliard de francs consacré à l'achat de munition. Notre collègue Dittli a déposé le postulat 25.4015 qui charge le Conseil fédéral d'examiner la question de la munition. Je soutiens ce postulat. Notre collègue Salzmann a également déposé l'interpellation 24.4289 qui vise à revoir la stratégie dans le domaine de la munition et de la vente d'Ammotec, un peu comme pour Beyond Gravity. Votre plénum a accepté le principe de revenir en arrière sur la vente de Beyond Gravity. Nous discuterons le moment venu d'Ammotec et de la munition. Aujourd'hui, on nous demande comme cela, au débotté, au travers d'une proposition, de dépenser 1 milliard de francs de plus, quand on aura des problèmes budgétaires, quand on aura des problèmes de fixation de priorités. Je vous encourage vraiment à en rester là, pour des questions de crédibilité et également d'achat, parce que l'armée devra se réhabituer à acheter[NB]; elle a oublié les achats. Il y a encore quelques années, on était plutôt dans une régression budgétaire. Aujourd'hui, on est en train d'ouvrir les budgets. Acheter, ce n'est pas facile.
Je vous encourage donc à en rester au projet du Conseil fédéral et à refuser cette proposition au nom de la minorité de la commission.