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Stettler Thomas · Nationalrat · 2025-12-04

Stettler Thomas · Nationalrat · Jura · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2025-12-04

Wortprotokoll

Au nom du groupe UDC, je souhaite rappeler les principes qui guident notre appréciation du budget 2026, ainsi que les positions que nous représentons qui sont défendues dans la Commission des finances.

Le frein à l'endettement est une ligne rouge absolue. Pour le groupe UDC, le frein à l'endettement, ce n'est pas un détail technique[NB]; il est la pierre angulaire de la stabilité de notre pays. Tant que nous le respectons, nous préservons la solidité de nos finances, la stabilité de notre monnaie, par conséquence la prospérité de la Suisse. Il suffit de regarder autour de nous. Des États voisins comme la France dépensent aujourd'hui davantage pour les intérêts de leur dette que pour la protection de leur population, davantage que pour financer leur armée. La plus grande force économique du monde, les États-Unis, peine désormais à financer son propre service de la dette[NB]; son budget est littéralement pris en otage par les intérêts qu'ils doivent payer. Quand l'endettement devient trop lourd, la stabilité politique, économique et monétaire est directement menacée.

La Suisse, elle, reste solide parce qu'elle a été prudente. C'est pourquoi nous devons absolument maintenir le frein à l'endettement, sans concession. La comptabilisation extraordinaire des dépenses pour l'Ukraine doit ainsi cesser. Oui, la Suisse est peu endettée, mais 140 milliards de francs, ce n'est pas rien. On entend parfois dire que la Suisse n'a pas de dette, ou que cela ne coûte rien, et c'est faux. Aujourd'hui, la Confédération porte environ 140 milliards de dettes[NB]; 140 milliards, ce n'est pas un détail, c'est un risque en cas de crise, c'est un coût annuel pour le service de la dette. Cela nous prive d'environ 1 milliard par an, qui pourrait être investi ailleurs si nous avions une dette nulle.

Nous ne sommes donc pas dans une situation dramatique, mais nous ne devons surtout pas nous raconter des histoires. La dette existe, elle pèse et elle doit être maîtrisée. Idéalement, elle doit être remboursée.

Notre budget est globalement équilibré[NB]; c'est un point positif. Le groupe UDC reconnaît que le budget présenté par le Conseil fédéral respecte globalement le frein à l'endettement. C'est un point essentiel que nous saluons. Nous saluons également les mesures d'économie qui ont été proposées et qui ont obtenu un large soutien dans les Commissions des finances, notamment dans le domaine du personnel. Dans le domaine du personnel, des économies sont nécessaires[NB]; c'est un vrai problème structurel. La croissance du personnel de la Confédération ne peut pas se poursuivre indéfiniment. Il existe des situations où l'on ne sait plus comment réaffecter certains collaborateurs[NB]; ceux qui sont les plus performants quittent parfois l'administration, tandis que ceux qui sont les moins adaptés restent. À cet endroit, je permets de citer les mots d'un chef de service qui disait cela[NB]: "Le fait que l'administration dispose d'employés dont nous n'avons plus besoin est un phénomène très répandu."

Ich sage es noch auf Deutsch. Hören Sie gut zu, was uns die oberste Beamtenetage betreffend Personal gesagt hat: "Es ist ein weitverbreitetes Phänomen in der Verwaltung, dass durchaus fähige Mitarbeiter da sind, die wir nicht mehr brauchen." Gute Mitarbeiter gehen in die Privatwirtschaft, mittelmässige bleiben - so viel zum dynamischen Personalwechsel.

Le système de gestion du personnel manque clairement de flexibilité. Les conditions d'emploi à la Confédération sont attractives, personne ne le conteste, mais elles rendent parfois difficile une gestion moderne, dynamique et efficace des ressources humaines. Dans ce contexte, limiter le renchérissement à 0,1 pour cent est une mesure raisonnable et proportionnée. La gauche et certains syndicats réclament des rattrapages, mais ce n'est surtout simplement pas justifié aujourd'hui.

Les recettes fiscales sont en hausse. Nous remercions les contribuables. Nous constatons une progression réjouissante des recettes fiscales de plus de 5 pour cent. Cela démontre la vigueur de notre économie, la performance de nos entreprises et l'engagement de nos contribuables. Je tiens à les remercier sincèrement. Ce sont eux qui permettent à l'État de fonctionner. Un petit clin d'oeil à nos amis genevois, auxquels j'adresse le message suivant[NB]: pour des "Genferei" de ces derniers mois, on est toujours preneurs. Cependant, ces bonnes nouvelles ne se traduisent jamais par un excédent durable.

L'UDC refuse toute augmentation d'impôts. La position de l'UDC est claire[NB]: il n'y a aucune hausse d'impôts avec nous. Pourtant, chaque année, certains reviennent à charge. Nous combattons ces velléités et nous continuerons de les combattre.

Pour maîtriser les dépenses, les pools de ressources des départements doivent être réduits. Ces réserves budgétaires destinées à financer des projets à court terme avaient atteint une ampleur injustifiée. Une majorité de la Commission des finances a trouvé un accord pour réduire ces fonds de manière significative. C'est une orientation que nous soutenons dans le sens où la politique doit garder la surveillance des projets, même quand ces derniers sont difficilement prévisibles.

À relever aussi la dépense additionnelle de dernière minute de 290 millions de francs, qui a été décidée sur le fonds de l'assurance-chômage. Cette décision réduit la marge disponible pour respecter le frein à l'endettement.

Certaines de nos propositions d'économies ont été partiellement soutenues, d'autres pas. Le budget respecte le frein à l'endettement et c'est fondamental. Cependant, le rythme de croissance des dépenses est trop élevé. Les marges sont fragilisées et des charges importantes ont été ajoutées en [PAGE 2023] fin de processus. Étant donné que de futures augmentations d'impôts sont programmées sans mesure forte pour endiguer l'augmentation des charges de personnel et de fonctionnement, une partie du groupe UDC s'opposera au budget proposé.

La Suisse est un pays fort parce qu'elle a toujours été un pays prudent. Le groupe UDC continuera à défendre une gestion rigoureuse, un frein à l'endettement strict et un financement responsable des tâches fédérales.