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Broulis Pascal · Ständerat · 2025-12-17

Broulis Pascal · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2025-12-17

Wortprotokoll

L'adage dit[NB]: "mieux vaut prévenir que guérir". Or, je crois que le Conseil fédéral a raison d'anticiper les problèmes qui sont devant nous. Le monde est incertain. On a discuté, cette semaine, de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions[NB]!". On sait que vouloir casser la démographie, c'est aussi, implicitement, mettre en péril l'économie suisse. Dès lors, ce paquet d'économies - et je ne partage pas tout à fait la position de la minorité qui demande de ne pas entrer en matière - permet d'avoir un débat sur différents thèmes qui sont d'actualité et qui sont en lien avec notre pays.

Notre pays est complexe - d'ailleurs, on le verra au travers de différentes propositions[NB]: suivant où vous vous trouvez, dans quel canton vous vous trouvez, vous allez soutenir ou pas les hautes écoles, vous allez soutenir ou pas le transport régional sur le territoire suisse. D'autres viendront soutenir la cohésion dans le domaine agricole. Cela montre que le paquet, forcément, a une diversité qu'il faut accepter.

C'est vrai qu'aujourd'hui, si on n'était pas face à deux écueils, on n'aurait pas trop de difficultés. Le premier écueil, c'est l'AVS. Nous avons pris acte du verdict populaire. Nous avons mis sous toit la date du versement de la 13e rente en 2026, avec un enjeu qui s'étalera durablement, puisque je rappelle que l'AVS nécessite quand même de la cohésion au niveau suisse. Ensuite, nous avons un autre écueil, c'est la question de la sécurité intrasuisse et extrasuisse, avec le renforcement de l'armée et les différents thèmes qui touchent à ce secteur. Sans ces deux dossiers, je pense qu'on aurait une planification financière sans trop de difficultés.

Heureux pays, mes chers collègues, car nous avons un budget sous toit[NB]; le budget 2026 est quasi sous toit. On peut dire que c'est un budget de cohésion, un budget qui respecte le frein à l'endettement, qui respecte aussi, globalement, les missions que le législateur a confiées au Conseil fédéral. Elles seront remplies au travers des dépenses que nous allons assumer. Ne pas rentrer en matière, c'est, en quelque sorte, ne pas préparer l'avenir. Le débat que nous aurons, objet par objet, montrera nos priorités. Toutefois, comme je l'ai dit, les priorités ne sont pas les mêmes dans un pays à 26 cantons. Les 26 cantons, à chaque fois, ont exercé des pressions. Nous avons eu différentes auditions[NB]; deux jours d'audition qui nous ont bien montré les priorités pour certains et pour d'autres. Tout à l'heure, on verra que des gens adopteront une approche qui n'est pas partisane, mais territoriale, une approche de priorité, une approche d'engagement sur certains thèmes. J'espère qu'on trouvera un maximum de majorité pour pouvoir préparer l'avenir.

Je remercie le Conseil fédéral d'avoir déposé ce texte. Il permet de réfléchir, de préparer l'avenir. Il concerne les années 2027 à 2029, puis on verra pour la suite. Je rappelle une dernière chose[NB]: un pays qui a des dettes ne lègue aux générations suivantes que des difficultés. Notre objectif est de continuer à rembourser la dette pour avoir une liberté d'action totale. Dans un État démocratique idéal, la main des prestations serait financée par la main des impôts. On sait qu'à chaque fois, il y a des besoins qui sont en lien avec des urgences. Il y a eu le COVID-19, il y a eu d'autres thèmes.

Je vous encourage vraiment à entrer en matière. Je souhaite qu'on ait un débat calme et serein, comme on en a eu à la Commission des finances, qu'on s'écoute et qu'on puisse fixer des priorités pour notre pays, qui le mérite.