Parmelin Guy · Bundesrat · 2026-06-02
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2026-06-02
Wortprotokoll
La présente interpellation charge le Conseil fédéral d'expliquer sa stratégie d'exportation pour le vin suisse, les mesures mises en place, le soutien qu'il accorde à ce secteur pour qu'au moins 5 pour cent de la production viticole suisse soient exportés. La Suisse a vraiment intérêt à ce que l'économie d'exportation bénéficie de conditions-cadres favorables. En revanche, ce n'est pas le rôle de la Confédération de fixer des objectifs quantitatifs en matière d'exportation, que ce soit pour des produits agricoles, comme le vin, ou pour d'autres secteurs économiques. Le rôle de la Confédération est de créer le cadre permettant au secteur viticole, en l'occurrence, de concentrer ses efforts sur la vente des produits. Elle le fait notamment en soutenant la promotion des ventes. Il appartient ensuite au secteur viticole de définir la stratégie, les opérations visant à positionner le vin suisse dans le pays et aussi à l'étranger. Swiss Wine Promotion utilise, d'ailleurs, une partie des moyens à sa disposition pour des activités de promotion à l'étranger, par exemple pour organiser des dégustations auprès de professionnels de la restauration.
De manière générale, dans les accords de libre-échange, le Conseil fédéral essaye d'utiliser toutes les opportunités de la négociation pour faciliter l'exportation de produits agricoles suisses, y compris le vin. Naturellement, ces opportunités dépendent aussi du partenaire de négociation, de ses demandes et de ses sensibilités. Pour renforcer cet aspect, nous sommes en train de mener une analyse pour optimiser ou initier une coopération renforcée entre Swiss Wine Promotion et Switzerland Global Enterprise (S-GE). Avec le développement et l'extension de la palette des accords de libre-échange, il y a des opportunités que nous devons saisir. Si, en cumulant les compétences de Swiss Wine Promotion, qui a une nouvelle personne à sa tête, avec l'expertise de S-GE, nous arrivons à doubler - actuellement, je crois qu'on exporte environ 1,5 pour cent - et même à approcher les 5 pour cent d'exportation, nous aurons déjà franchi un cap, mais ce ne sera pas facile. Je pense que c'est quelque chose que l'on doit analyser. Nous avons deux institutions qui doivent davantage coopérer, et c'est ce qui va être initié prochainement.