Brunner Christiane · Ständerat · 2003-09-30
Brunner Christiane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2003-09-30
Wortprotokoll
J'aimerais souligner tout d'abord qu'en augmentant le crédit pour des mesures en faveur de la gestion civile des conflits et de la promotion des droits de l'homme, il s'agit d'une option stratégique que le Conseil fédéral a prise. C'est une option stratégique qui est tout à fait appropriée en ce moment.
Pourquoi? Comme l'a dit le président de la Confédération, que je cite en substance, dans son discours à l'occasion de l'ouverture de la 58e session de l'Assemblée générale de l'ONU: il ne s'agit pas de faire seulement de beaux discours, de belles promesses dans cette enceinte - l'enceinte, c'était l'ONU -, mais il faut aussi passer aux actes et concrétiser les promesses faites. Il est vrai que la Suisse a quelque chose à offrir particulièrement en matière de prévention des conflits et de défense des droits humains. Notre situation au sein de l'ONU et le respect que l'on porte à notre politique et à notre pays dépendent naturellement aussi de notre engagement sur le terrain.
Nous recevons de plus en plus de demandes pour mettre des experts à disposition, pour que ces experts interviennent en faveur de la promotion des droits humains. Même si notre contribution est comparativement modeste, notre pays est crédible en ce qui concerne le fédéralisme, la protection des minorités et la prévention des conflits. Nous devons tout entreprendre pour conserver cette crédibilité, et cela passe par un engagement renforcé en la matière pour démontrer notre volonté politique. Bien sûr qu'on ne peut pas tout faire! mais on peut fixer des priorités qui sont justes, et à l'heure actuelle elles doivent l'être en matière de promotion de la paix.
Je rappelle encore une fois, Mme la conseillère fédérale Calmy-Rey l'a dit, que l'augmentation du crédit est tout à fait conforme au programme d'allègement budgétaire, puisque les mesures de compensation ont été trouvées au sein même du département pour compenser l'augmentation de crédit proposée et surtout pour respecter les économies auxquelles le Département fédéral des affaires étrangères doit procéder. On peut donc suivre en toute bonne conscience budgétaire le Conseil fédéral et le Conseil national et porter ce crédit à 240 millions de francs comme il nous l'a été demandé.
La pire des choses en l'état serait cependant de suivre la proposition de la majorité de la commission. Car alors on devrait même renoncer à des projets de qualité qui sont en cours ou en train de se mettre en place, comme par exemple celui en faveur du respect des droits humains en Iran. C'est seulement avec la voix prépondérante du président que la majorité l'a emporté contre la proposition Briner.
A défaut de voter pour ma proposition de minorité II, je vous engage vivement, et en tout cas, à voter pour la minorité I.