Binder Max · Nationalrat · 2004-05-04
Binder Max · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-05-04
Wortprotokoll
Erste Abstimmung - Premier vote
Für den Antrag der Kommission .... 126 Stimmen
Für den Antrag Darbellay .... 14 Stimmen
[VS]
Zweite Abstimmung - Deuxième vote
Für den Antrag der Kommission .... 114 Stimmen
Für den Antrag Hess Bernhard .... 44 Stimmen
[VS]
Art. 36
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
[VS]
Antrag Markwalder Bär
Abs. 3
Die Asylgesuche von verletzlichen Personen werden im ordentlichen Asylverfahren beurteilt. Der Bundesrat regelt die Einzelheiten.
[VS]
Antrag Leutenegger Oberholzer
Abs. 3
Die Asylgesuche von verletzlichen Personen werden im ordentlichen Asylverfahren beurteilt. Der Bundesrat regelt die Einzelheiten.
Schriftliche Begründung
Hiermit wird beantragt, dass Gesuche von verletzlichen Personen auch bei Nichteintretensentscheiden immer im ordentlichen Asylverfahren und nicht im speziellen Verfahren nach Nichteintretensentscheiden behandelt werden. Zu den verletzlichen Personen gehören insbesondere Schwangere, Familien mit Kleinkindern, unbegleitete Minderjährige, ältere und pflegebedürftige Personen. Sie sind oftmals kaum in der Lage, sich im Asylverfahren selbstständig zurechtzufinden.
Das spezielle Verfahren bei Nichteintretensentscheiden wurde mit dem EP 03 massiv verschärft und hat zahlreiche harte Konsequenzen, vor denen verletzliche Personen geschützt werden müssen.
Dazu gehören:
- Die Beschwerdefrist beträgt bloss fünf Arbeitstage.
- Bei bestimmten Nichteintretensentscheiden ist mit der Eröffnung noch während der Beschwerdefrist eine Ausschaffungshaft von bis zu neun Monaten möglich.
- Die Revision erlaubt zudem bei allen Nichteintretensentscheiden, die in der Empfangsstelle eröffnet werden, eine 20-tägige Haft während der laufenden Beschwerdefrist.
- Gemäss Bestimmungen des EP 03, die am 1. April 2004 in Kraft getreten sind, werden Personen mit rechtskräftigem Nichteintretensentscheid von der Sozialhilfe ausgeschlossen. Nur auf Antrag erhalten sie zeitlich beschränkt Nothilfe.
- Diese Folge belastet bei verletzlichen Personen vor allem die Aufenthaltskantone und -gemeinden zusätzlich. Gerade verletzliche Personen werden auf Nothilfe angewiesen sein.
Personen mit Nichteintretensentscheiden sind de lege lata von der Rückkehrhilfe ausgeschlossen (vgl. Art. 64 Abs. 1 Bst. a AsylV2).
Die Verfahren bei Nichteintretensentscheiden sind keine Kann-Bestimmungen. Es besteht kein Ermessensspielraum. Sind die gesetzlichen Voraussetzungen gegeben, so müssen die Behörden auch auf Gesuche von besonders verletzlichen Personen nicht eintreten, mit den entsprechenden gravierenden Konsequenzen für das weitere Verfahren und die prekäre Rechtsstellung der betroffenen Personen. Die einzige Möglichkeit, verletzliche Personen vor den schwerwiegenden Konsequenzen zu schützen, ist deren Unterstellung unter das ordentliche Asylverfahren.
[VS]
Antrag Menétrey-Savary
Abs. 3
Die Asylgesuche verwundbarer Personen werden im ordentlichen Verfahren geprüft. Der Bundesrat regelt die Einzelheiten.
Schriftliche Begründung
Schwangere Frauen, Familien mit Kleinkindern, betagte Menschen, unbegleitete Minderjährige und Kranke sollten nicht mit Nichteintretensentscheiden konfrontiert werden, da sie sich in einer heiklen Lage befinden und sehr verwundbar sind. Wie auch immer die Asylgesuche begründet sind, und auch wenn sich rein formell ein Nichteintreten rechtfertigt, sollten diese Personen trotzdem nicht der psychischen Belastung ausgesetzt werden, die das Risiko, inhaftiert zu werden, keinen Rechtsbeistand zu haben, von der Sozialhilfe ausgeschlossen zu sein oder in ein Drittland abgewiesen zu werden, mit sich bringt. Ihr Gesuch muss inhaltlich geprüft werden.
[VS]
Antrag Wyss
Abs. 3
Die Asylgesuche von verletzlichen Personen werden im ordentlichen Asylverfahren beurteilt. Der Bundesrat regelt die Einzelheiten.
Schriftliche Begründung
Gesuche von Verletzlichen sollen immer im ordentlichen Asylverfahren statt in einem Nichteintretensverfahren behandelt werden.
Verletzliche sind oft nicht in der Lage, sich im Asylverfahren selbstständig zurechtzufinden. Nichteintretensentscheide haben zahlreiche Konsequenzen, vor denen sie geschützt werden sollten:
- Die Beschwerdefrist beträgt bloss fünf Arbeitstage.
- Bei bestimmten Nichteintretensentscheiden ist mit Eröffnung Ausschaffungshaft von bis zu neun Monaten möglich.
- Die laufende Revision erlaubt bei allen Nichteintretensentscheiden, die in der Empfangsstelle eröffnet werden, eine 20-tägige Haft während laufender Beschwerdefrist.
- Gemäss den Änderungen des Entlastungsprogramms, die ab 1. April 2004 in Kraft treten, werden Personen mit rechtskräftigem Nichteintretensentscheid von der Sozialhilfe des Asylbereichs ausgeschlossen. Nur auf Antrag erhalten sie zeitlich beschränkt Nothilfe.
Nichteintretensentscheide sind keine Kann-Bestimmungen. Liegen die gesetzlichen Voraussetzungen vor, so müssen [PAGE 565] die Behörden auch auf Gesuche von besonders Verletzlichen nicht eintreten. Die einzige Möglichkeit, die Betroffenen vor den schwerwiegenden Konsequenzen zu schützen, ist die vorgeschlagene Formulierung.
[VS]
Art. 36
Proposition de la commission
Adhérer au projet du Conseil fédéral
[VS]
Proposition Markwalder Bär
Al. 3
Les demandes d'asile des personnes vulnérables sont instruites dans le cadre de la procédure d'asile ordinaire. Le Conseil fédéral fixe les modalités.
[VS]
Proposition Leutenegger Oberholzer
Al. 3
Les demandes d'asile déposées par des personnes dites vulnérables font l'objet d'une procédure d'asile ordinaire. Le Conseil fédéral règle les modalités.
Développement par écrit
Les demandes déposées par les personnes dites vulnérables doivent être traitées dans le cadre de la procédure d'asile ordinaire, et ce même en présence d'une décision de non-entrée en matière. Elles ne doivent en aucun cas faire l'objet d'une procédure spéciale suite à une telle décision. Le groupe de personnes dites vulnérables comprend notamment les femmes enceintes, les familles avec des enfants en bas âge, des mineurs non accompagnés, des personnes âgées et des personnes nécessitant des soins.
La procédure spéciale instaurée pour les décisions de non-entrée en matière dans le cadre du PAB 03 a été massivement durcie, entraînant de graves conséquences dont cette catégorie de personnes doit être protégée.
Il s'agit notamment:
- de porter le délai de recours à uniquement cinq jours ouvrables;
- dans le cas de certaines décisions de non-entrée en matière, de rendre possible, au moment de la notification, et ce encore dans le cadre du délai de recours, la détention en vue du renvoi jusqu'à neuf mois;
- par ailleurs, la révision permet, pour toutes les décisions de non-entrée en matière notifiées dans les centres d'enregistrement, de placer les requérants en détention pendant 20 jours, et ce pendant la durée du délai de recours;
- en vertu des dispositions du PAB 03 entrées en vigueur le 1er avril 2004, les personnes frappées d'une décision de non-entrée en matière passée en force sont exclues du système de l'aide sociale. Sur demande, elles ne peuvent bénéficier que d'une aide d'urgence limitée;
- dans le cas des personnes dites vulnérables, cette conséquence entraîne une charge supplémentaire pour les cantons ou communes dans lesquels ces personnes séjournent. C'est notamment ce groupe de personnes qui est le plus dépendant de cette aide d'urgence.
Les personnes frappées d'une non-entrée en matière sont exclues de par la loi de l'aide au retour (cf. art. 64 al. 1 let. a OA 2).
Les procédures prescrites dans le cadre de décisions de non-entrée en matière ne sont pas formulées sous forme de dispositions potestatives. Aucune marge de manoeuvre n'existe. Si les conditions juridiques sont données, les autorités ne doivent pas entrer en matière sur les demandes émanant de personnes particulièrement vulnérables, avec les conséquences graves que cela comporte pour ces personnes. La seule possibilité qui s'offre pour protéger cette catégorie de personnes de graves conséquences, est de les soumettre à la procédure d'asile ordinaire.
[VS]
Proposition Menétrey-Savary
Al. 3
Les demandes d'asile de personnes vulnérables sont examinées en procédure ordinaire. Le Conseil fédéral règle les détails.
Développement par écrit
Les femmes enceintes, les familles avec enfants en bas âge, les personnes âgées, les mineurs non accompagnés, les malades ne devraient pas être frappés de décisions de non-entrée en matière, vu qu'ils se trouvent dans une situation précaire et traumatisante. Quels que soient les motifs de la demande d'asile et les circonstances qui justifieraient une non-entrée en matière, ces personnes ne devraient pas être exposées au stress que représente le risque d'être mises en détention, privées d'assistance judiciaire, exclues de l'aide sociale ou renvoyées dans un pays tiers. Leur demande doit être examinée sur le fond.
[VS]
Proposition Wyss
Al. 3
Les demandes d'asile des personnes vulnérables sont instruites dans le cadre de la procédure d'asile ordinaire. Le Conseil fédéral fixe les modalités.
Développement par écrit
Les demandes de personnes vulnérables devraient toujours être traitées dans le cadre de la procédure d'asile ordinaire et non dans celui de la procédure de non-entrée en matière.
Les personnes vulnérables ne sont souvent pas en mesure de comprendre toutes seules les tenants et les aboutissants de la procédure d'asile. Il conviendrait donc de les protéger des nombreuses conséquences qu'entraîne une décision de non-entrée en matière:
- le délai de recours est de cinq jours ouvrables seulement;
- la notification de certaines décisions de non-entrée en matière peut entraîner une détention en vue du renvoi pouvant aller jusqu'à neuf mois;
- dans tous les cas de non-entrée en matière qui sont notifiés dans un centre d'enregistrement, la révision en cours autorise une détention de 20 jours jusqu'à l'expiration du délai de recours;
- conformément aux modifications du programme d'allègement qui sont entrées en vigueur au 1er avril 2004, les personnes frappées d'une décision de non-entrée en matière passée en force de chose jugée sont exclues de l'aide sociale du domaine de l'asile. C'est uniquement sur demande qu'elles peuvent obtenir une aide d'urgence provisoire.
Les décisions de non-entrée en matière ne sont pas des dispositions potestatives. A partir du moment où les conditions légales sont réunies, les juges peuvent décider la non-entrée en matière même s'il s'agit de personnes vulnérables. La formulation proposée constitue l'unique moyen de protéger les personnes concernées contre ces conséquences majeures.