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Binder Max · Nationalrat · 2004-05-05

Binder Max · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-05-05

Wortprotokoll

Erste Abstimmung - Premier vote

Für den Antrag der Mehrheit .... 107 Stimmen

Für den Antrag Hess Bernhard .... 49 Stimmen

[VS]

Zweite Abstimmung - Deuxième vote

Für den Antrag der Mehrheit .... 102 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit .... 57 Stimmen

[VS]

Ziff. 1 Art. 14b

Antrag der Mehrheit

Abs. 1, 2, 2bis, 3

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

[VS]

Antrag der Minderheit

(Weyeneth, Fehr Hans, Joder, Scherer Marcel, Schibli)

Abs. 1

Die vorläufige Aufnahme kann vom Bundesamt für Zuwanderung, Integration und Auswanderung und von der kantonalen Fremdenpolizeibehörde beantragt werden.

Abs. 2

Streichen (= gemäss geltendem Recht)

Abs. 2bis

Die vorläufige Aufnahme nach Artikel 14a Absatz 4bis kann aufgehoben werden, wenn beim Ausländer keine schwerwiegende persönliche Notlage nach Artikel 44 Absatz 3 des Asylgesetzes vom 26. Juni 1998 mehr gegeben ist oder wenn Gründe nach Artikel 14a Absatz 6 vorliegen.

Abs. 3

Streichen

[VS]

Antrag der Minderheit

(Leutenegger Oberholzer, Bühlmann, Garbani, Hubmann, Marty Kälin, Tillmanns, Vermot) [PAGE 626]

Abs. 2ter

Humanitär aufgenommene Personen haben sieben Jahre nach Einreise in die Schweiz einen Anspruch auf eine Aufenthaltsbewilligung.

[VS]

Antrag Menétrey-Savary

Abs. 2ter

Humanitär und provisorisch aufgenommene Personen haben sieben Jahre nach Einreise in die Schweiz einen Anspruch auf eine Aufenthaltsbewilligung.

Schriftliche Begründung

Der Gesetzentwurf macht eine subtile Unterscheidung zwischen humanitärer und provisorischer Aufnahme. Humanitäre Aufnahmen werden gewährt, wenn die Wegweisung unzulässig oder unzumutbar ist oder bei schweren persönlichen Notsituationen; die provisorischen Aufnahmen werden gewährt, wenn die Rückkehr ohne Verschulden der betroffenen Person unmöglich ist. Diese Unterscheidung deckt allerdings ziemlich identische Lebensrealitäten und -bedingungen der betroffenen Personen ab. Für diese beiden Personenkategorien bleibt ihr Status unsicher: Sie müssen ständig eine Wegweisung befürchten, ihre Mobilität ist eingeschränkt und ihr Zugang zum Arbeitsmarkt schwierig, ihre Integrationsmöglichkeiten sind gering, und ein Familiennachzug ist unmöglich usw. Dieser menschenrechtlich kaum tragbare Status sollte nur von beschränkter Dauer sein.

Der Bundesrat schlägt in seiner Botschaft vor, dass in Fällen, in denen der Wegweisungsvollzug länger als vier Jahre unmöglich ist, in Betracht gezogen werden kann, die provisorische in eine humanitäre Aufnahme umzuwandeln. Es ist also normal, dass nach sieben Jahren nicht nur der humanitäre, sondern auch der provisorische Aufnahmestatus in eine Aufenthaltsbewilligung umgewandelt werden kann.

[VS]

Ch. 1 art. 14b

Proposition de la majorité

Al. 1, 2, 2bis, 3

Adhérer au projet du Conseil fédéral

[VS]

Proposition de la minorité

(Weyeneth, Fehr Hans, Joder, Scherer Marcel, Schibli)

Al. 1

L'admission provisoire peut être proposée par l'Office fédéral de l'immigration, de l'intégration et de l'émigration et par les autorités de police cantonale des étrangers.

Al. 2

Biffer (= selon le droit en vigueur)

Al. 2bis

L'admission provisoire prévue à l'article 14a alinéa 4bis peut être levée si l'étranger ne se trouve pas dans une situation de détresse personnelle grave telle que définie à l'article 44 alinéa 3 de la loi du 26 juin 1998 sur l'asile ou en présence de l'un des motifs mentionnés à l'article 14a alinéa 6.

Al. 3

Biffer

[VS]

Proposition de la minorité

(Leutenegger Oberholzer, Bühlmann, Garbani, Hubmann, Marty Kälin, Tillmanns, Vermot)

Al. 2ter

Les personnes admises pour raisons humanitaires ont droit à une autorisation de séjour sept ans après leur entrée en Suisse.

[VS]

Proposition Menétrey-Savary

Al. 2ter

Les personnes admises pour raisons humanitaires et provisoires ont droit à une autorisation de séjour sept ans après leur entrée en Suisse.

Développement par écrit

Le projet de loi fait une distinction subtile entre les admissions pour raisons humanitaires et les admissions provisoires, les premières étant accordées lorsque le renvoi est illicite ou non exigible, ou pour un cas de détresse personnelle grave, alors que l'admission provisoire est accordée lorsque le retour est impossible, sans qu'il y ait faute de la personne concernée. Cette distinction recouvre cependant des réalités et des conditions de vie assez semblables pour les personnes concernées. Pour ces deux catégories de personnes, le statut reste précaire, sous la menace constante d'un renvoi, avec une mobilité réduite et un accès difficile au marché du travail. Les possibilités d'intégration sont minimes, le regroupement familial est impossible, etc. Ce statut, difficilement acceptable du point de vue des droits humains, ne devrait pas se prolonger au-delà d'un certain délai.

Dans son message, le Conseil fédéral suggère que si l'impossibilité d'exécuter le renvoi perdure au-delà de quatre ans, on puisse envisager de transformer l'admission provisoire en admission pour raisons humanitaires. Il est donc normal qu'après sept ans, les deux statuts (et pas seulement les admissions humanitaires) puissent se transformer en une autorisation de séjour.