Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · 2004-10-04
Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2004-10-04
Wortprotokoll
Le groupe socialiste entre en matière et est favorable au projet présenté par la majorité de la commission. [PAGE 1559]
La proposition de la majorité de la commission, qui reprend le texte du Conseil des Etats, assure la poursuite ininterrompue de la coopération avec les pays de l'Est et de la Communauté des Etats indépendants (CEI). Elle permet en outre au Parlement de suivre l'évolution des négociations avec l'Union européenne concernant la participation de la Suisse aux efforts visant à assurer la cohésion économique et sociale du continent européen.
J'aimerais rappeler ici que la coopération avec les pays de l'Est et de la CEI est un pilier essentiel de la politique extérieure de la Suisse. Nous estimons aussi que l'augmentation du crédit demandé aura des conséquences positives sur le plan intérieur, car plus vite les pays de l'Est parviendront à se relever, mieux notre sécurité et notre bien-être seront assurés comme citoyens, mais aussi comme producteurs et comme consommateurs. Plus concrètement encore, je pense que cette aide peut contribuer à freiner le mouvement des délocalisations et, comme l'a dit Monsieur Cuche, à réguler les migrations.
Au nom du groupe socialiste, je vous invite par ailleurs à rejeter fermement la proposition de renvoi de la minorité, formée de membres du groupe UDC. Car, une fois de plus, comme elle l'a fait dans sa campagne xénophobe, raciste et fascisante contre les naturalisations, l'UDC pratique l'amalgame. Elle veut ainsi jeter le trouble dans les esprits à la veille du grand débat que nous aurons sur l'Europe. On peut faire les mêmes remarques s'agissant de la proposition Müller Walter. Or il faut clairement rappeler ici que la coopération avec les pays de l'Est et de la CEI et les efforts en vue d'assurer la cohésion de l'Europe sont deux choses différentes, et ceci notamment parce que cette coopération se fait aussi avec des pays qui ne sont pas membres de l'Union européenne.
Certes, la participation aux efforts de cohésion ne sera pas sans problèmes. A ce sujet, le groupe socialiste est d'avis qu'il ne faudra toucher en aucun cas à l'aide destinée aux pays du Sud et qu'il faudra toucher le moins possible au soutien accordé jusqu'ici aux pays de l'Est qui ne sont pas membres de l'Union européenne, ainsi qu'aux pays de la CEI.
Nous sommes aussi d'avis que l'effort ne doit pas seulement être supporté par le Département fédéral de l'économie et par le Département fédéral des affaires étrangères, mais qu'en cas de ratification de l'accord concernant Schengen, le Département fédéral de justice et police pourrait aussi y être associé puisque des économies interviendront dans le domaine de l'asile.
Enfin, dans la mesure où l'extension des accords bilatéraux I aux dix nouveaux pays membres de l'Union européenne est en mesure d'apporter un surplus de croissance économique à notre pays, on peut se demander légitimement si l'économie privée ne devrait pas, elle aussi, être associée à cet effort.
Mais tout cela, c'est de la musique d'avenir.
Pour l'instant, je vous invite à entrer en matière, à accepter l'augmentation de crédit proposée et à rejeter la proposition de renvoi de la minorité dont les membres sont issus du groupe UDC.