Deiss Joseph · Bundesrat · 2004-10-06
Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2004-10-06
Wortprotokoll
La castration chirurgicale des porcelets est effectivement un problème qui préoccupe beaucoup la population. Et là encore, en vue de [PAGE 612] pouvoir apporter une réponse à cette question, le Conseil fédéral soutient la solution telle qu'elle est proposée maintenant par la commission à l'article 42a.
On vous l'a rappelé, c'est une intervention qui est pratiquée un très grand nombre de fois - 1,5 million de fois par année - et il n'est pas possible aujourd'hui d'utiliser des méthodes par anesthésie ou semblables. L'Office vétérinaire fédéral soutient depuis des années des recherches qui sont menées dans le domaine en vue de trouver des solutions praticables. Suisseporcs, on vient de l'entendre, soutient également ces recherches et est même d'accord maintenant avec l'imposition d'une limite dans le temps pour parvenir à une solution. A l'étranger, il n'y a pas non plus de solution qui existe pour l'instant. La Norvège est, je crois, le seul pays qui ait une disposition interdisant cette pratique sans avoir, jusqu'à ce jour, trouvé une solution pour faire entrer dans la pratique cette interdiction. D'autres pays, comme l'Espagne et la Grande-Bretagne, procèdent souvent à l'abattage avant que les effets néfastes sur la viande puissent se produire.
Ce qui nous est proposé maintenant est une interdiction de la pratique de la castration chirurgicale des porcelets à partir du 1er janvier 2009 et la possibilité donnée au Conseil fédéral de prolonger ce délai de deux ans. Je pense que cette disposition est raisonnable. Il est bien, comme je l'ai dit, que nous fixions une date et que nous tenions compte des difficultés encore existantes pour trouver une solution qui soit praticable, c'est-à-dire qui puisse aussi être appliquée par les éleveurs.
Par conséquent, je vous invite à soutenir la proposition de la commission.