Burkhalter Didier · Nationalrat · 2004-12-14
Burkhalter Didier · Nationalrat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2004-12-14
Wortprotokoll
Ce bref débat démontre que les munitions des opposants sont de plus en plus limitées sur cet objet. Notre collègue Lang s'en tient à un raisonnement financier trop sec, qui au fond ne lui ressemble pas vraiment, et qui de surcroît n'est plus valable après les délibérations du Conseil des Etats et de la Commission de la politique de sécurité de votre conseil. Quant à notre collègue Miesch, il dresse au fond une mission de l'armée contre l'autre, comme si l'engagement de notre armée à l'étranger se faisait au détriment de la sécurité intérieure, ce qui n'est pas le cas.
En fait, il n'y a vraisemblablement plus qu'un seul argument que l'on puisse encore essayer d'utiliser contre Swissint, c'est encore une fois une opposition disons quasi fondamentale, non pas tant contre la caserne elle-même, mais bien plutôt contre les engagements de l'armée suisse à l'étranger. La commission vous demande donc de rejeter par principe cette attitude qui réinvente en quelque sorte le réduit national; de rejeter aussi avec elle la proposition de la minorité Lang/Miesch, car la population a donné cette mission à l'armée, une mission qui figure dans la loi; et puis il est tout simplement de notre responsabilité de donner les moyens suffisants et efficaces de formation, de préparation, aux personnes qui vont être des ambassadeurs de terrain de notre pays dans des alliances de promotion de la paix.
Swissint, c'est 5 pour cent du crédit global de l'immobilier militaire 2005, mais c'est en fait beaucoup plus: c'est un outil pour une armée suisse moderne, c'est un symbole de la volonté de notre pays de s'engager internationalement et solidairement; bref, ce sont certes 19 millions de francs dans l'immobilier, mais pour un pays qui ne restera justement pas immobile, avec un retour sur investissements qui aura beaucoup plus de valeur à l'avenir.
Je vous demande donc, au nom d'une nette majorité de la commission, de voter ce crédit à l'article 2 dans son ensemble.