Deiss Joseph · Bundesrat · 2004-06-09
Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2004-06-09
Wortprotokoll
Sur la question du montant, j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer tout à l'heure, et je vous rappelle les faits. Le crédit-cadre actuel, portant sur les cinq années écoulées, s'élève à 190 millions de francs. 10 millions sont venus s'y ajouter suite au "grounding" de Swissair parce que Swissair avait, par ses agences dans le monde entier, la capacité de faire en même temps de la propagande pour le tourisme en Suisse et apportait certains services qui ne sont plus disponibles aujourd'hui.
Le crédit actuel est donc de 200 millions de francs et le nouveau crédit est de 200 millions aussi. Je vous ai dit les raisons pour lesquelles le Conseil fédéral a choisi cette voie, qui, il faut le reconnaître, en termes réels, entraîne une diminution des moyens à disposition puisque l'inflation est certainement venue manger une partie du pouvoir d'achat de cette somme. Nous estimons qu'il faut faire des économies partout et que même dans ce cas, cela se justifie. Par conséquent, je maintiens bien sûr la position qui est celle du Conseil fédéral.
Madame Fetz a posé une question concernant le contrôle de l'efficacité de l'activité de Suisse Tourisme. Il n'existe pas d'étude qui a été faite à ce sujet de manière scientifique et orientée directement vers l'évaluation du succès commercial, parce que c'est relativement difficile à faire. Suisse Tourisme n'est pas une agence de marketing d'une entreprise qui a pour but de vendre des produits. Suisse Tourisme ne vend pas des réservations d'hôtel mais promeut une image générale. Alors, on peut faire des enquêtes du type de celle qu'a évoquée Monsieur Marty qui a dit: "Combien de Japonais se souviennent du Jungfraujoch ou du Cervin?" On peut par là savoir si une étude est efficace. Néanmoins, je peux dire qu'avec le Contrôle fédéral des finances, il est question maintenant de faire une analyse qui doit donner plus d'informations sur l'efficacité du marketing en matière de tourisme.