Vaudroz René · Nationalrat · 2004-09-22
Vaudroz René · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2004-09-22
Wortprotokoll
Monsieur Lang dit avec assurance qu'un militaire n'est pas capable d'assumer des tâches subsidiaires parce qu'il est trop jeune. Monsieur Lang, je crois que ce n'est pas une question d'âge mais plutôt de formation. Beaucoup de policiers ont entre 20 et 28 ans. Je crois donc que cet argument n'est pas acceptable. L'argument consistant à dire qu'un militaire coûte plus cher qu'un policier - Monsieur le conseiller fédéral en a fait la démonstration - est aussi erroné.
Le peuple a décidé du maintien de l'armée. Les dangers ont changé et les missions doivent évoluer et être adaptées. Comme l'a souligné Monsieur le conseiller fédéral, c'est à la demande des autres départements et à la demande des cantons que cet engagement subsidiaire a été accordé. Donc ce n'est pas un souhait du DDPS.
Je voudrais revenir sur les propos de Madame Hollenstein, qui cite un nombre très important de professeurs qui mettent en pratique la théorie, mais quelquefois et plus souvent qu'on le souhaite, nous sommes rattrapés par la réalité. Le rêve est merveilleux, mais nous sommes obligés d'être pragmatiques.
Monsieur Cuche a aussi affirmé qu'aujourd'hui nous n'avons pas d'alternative. Mais il faut d'abord que les cantons votent les crédits pour former, puis engager le nombre de policiers nécessaire pour accomplir ces tâches. Je crois qu'il faut donc un certain temps, si ce n'est un temps certain - quand on connaît l'état des finances des cantons - pour y parvenir, c'est-à-dire deux ou trois ans au minimum.
En conclusion, je vous demande de rejeter la proposition de non-entrée en matière de la minorité Lang et d'adopter les trois arrêtés fédéraux.