Garbani Valérie · Nationalrat · 2004-09-22
Garbani Valérie · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2004-09-22
Wortprotokoll
Contrairement à ce qui ressort du dépliant, la majorité du groupe socialiste soutient la minorité I (Miesch), qui veut donc supprimer le crédit de 19 millions de francs pour la deuxième étape de la transformation de la place d'armes de Stans.
Après son agrandissement, cette place d'armes est destinée à accueillir le Centre de compétences de promotion de la paix (Swissint), c'est-à-dire l'instruction pour les contingents de soutien à la paix et les cours d'officiers d'état-major et d'experts. Mais ce n'est pas fini, parce qu'il est encore prévu de demander aux Chambres fédérales un nouveau crédit de 24 millions de francs minimum dans le message sur l'immobilier militaire 2008.
La majorité du groupe socialiste rejoint la position de la majorité des membres de la Commission des finances, qui a recommandé à la Commission de la politique de sécurité du Conseil national de rejeter ce crédit. 19 millions de francs, ce sont plus de 3 pour cent des 647 millions du programme d'armement 2004.
Le parti socialiste a d'ores et déjà déclaré qu'il s'opposerait très vraisemblablement au programme d'armement 2004. Le peu de ressources à disposition de la Confédération impose un ordre de priorités rigoureux. Les menaces qui pèsent - ou plutôt qui ne pèsent pas - sur la Suisse démontrent qu'il n'y a aucune nécessité, à tout le moins aucune urgence, de moderniser les équipements et les infrastructures de l'armée. Nous ne pouvons accepter de voter un crédit de 19 millions de francs - en plus pour des constructions qui [PAGE 1332] s'avèrent assez luxueuses dans la mesure où le coût de construction, semble-t-il, est trois fois plus élevé qu'une construction normale - pour la modernisation de cette caserne, alors que le Conseil fédéral va proposer un deuxième programme d'allègement budgétaire.
Personnellement, je m'oppose aussi à ce crédit, car ces 19 millions de francs sont liés à la persévérance avec laquelle le département souhaite conférer une nouvelle mission à l'armée, à l'intérieur par une mainmise toujours plus étendue sur les tâches qui relèvent des autorités civiles, et à l'extérieur par le développement des missions de soutien de la paix.
Au lieu d'injecter ces millions de francs dans le développement de somptuaires structures militaires, le groupe socialiste est d'avis qu'il vaut mieux mettre ces moyens financiers à disposition des cantons pour les soutenir dans leurs tâches civiles de sécurité, en particulier après l'abandon du projet USIS.