AB 52174
Rennwald Jean-Claude · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2005-03-09
Wortprotokoll
J'aimerais très brièvement et simplement dire à mes excellents collègues Genner et Gysin Remo que je peux comprendre une partie de leurs réticences. Mais je sais aussi que dans tout processus politique, il y a un moment où il faut faire une pesée des intérêts et je crois, comme d'ailleurs la grande majorité de la commission, qu'ici cette pesée des intérêts nous amène à dire que ce projet est positif, notamment pour l'emploi, parce que c'est ça, la question centrale. Je crois aussi que de tels mécanismes ne sont pas un luxe lorsqu'on sait que, par exemple, dans les années 1990, l'industrie suisse des machines a perdu environ un emploi sur six. [PAGE 251]
Et puis, j'aurai une remarque un peu plus générale que j'adresse à tout le monde à peu près. Je pense que dans ce pays, il faudra un jour que nous cessions de jouer les enfants de choeur ou les vierges effarouchées, ce qui revient à peu près au même dans le cas précis, parce que la plupart des autres pays industrialisés mènent très souvent des politiques industrielles nettement plus agressives.
D'ailleurs, qu'est-ce qu'une politique industrielle? A mon sens, c'est offrir des conditions qui permettent à un maximum de secteurs de se maintenir et de se développer, de maintenir et, si possible de créer de nouveaux emplois. Je crois que c'est cela que nous faisons avec ce projet.
Je formulerai encore une toute dernière remarque. On dit souvent que la Suisse risque un jour de n'être plus qu'un pays de services. A mon avis, ce risque existe, mais je crois aussi que ce pays a besoin d'une place industrielle. J'en parle en connaissance de cause parce que je pense que, pour beaucoup de régions, il n'y a pas tellement de salut en dehors de l'industrie.