Darbellay Christophe · Nationalrat · 2005-05-30
Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2005-05-30
Wortprotokoll
En ce qui concerne l'aide au développement et l'aide aux pays de l'Est, il n'est pas exact, comme cela a été dit à plusieurs reprises, qu'on coupe dans ces budgets. C'est un abus de langage: on ne coupe pas dans ces budgets, on augmente moins vite que ce qui avait été prévu.
Il y a diverses propositions. La proposition de la minorité I (Sommaruga Carlo) ne veut pas toucher à ces postes [PAGE 509] budgétaires. La proposition de la minorité II (Zuppiger) veut aller beaucoup plus loin que le Conseil fédéral en proposant des réductions de respectivement 82, 170 et 200 millions de francs. Enfin, il y a une proposition de compromis, que la majorité de la commission vous invite à suivre, qui correspond en fait au projet du Conseil fédéral avec 67, 127 et 102 millions de francs.
En conséquence, les dépenses au titre de l'aide au développement et de l'aide aux pays de l'Est croîtront en 2006 au rythme du renchérissement, et dès 2007 au rythme du revenu national brut. Il ne s'agit donc pas d'une réduction, comme je vous l'ai dit, par rapport à l'état actuel, mais bien d'une réduction en comparaison des chiffres initiaux du plan financier. En commission, c'est surtout la question du consensus de Monterrey, de ce fameux 0,4 pour cent du produit intérieur brut que nous nous sommes engagés à consacrer à l'aide au développement, qui a été la principale source de discussion. Les paiements au titre de la contribution en faveur des nouveaux adhérents à l'Union européenne, en l'occurrence ce fameux milliard de francs, n'est pas remis en question dans ce programme d'économies.
Nous vous demandons par conséquent de suivre la majorité qui, en commission, a refusé d'abord la proposition Sommaruga Carlo par 14 voix contre 9 et 2 abstentions. Ensuite, la majorité était moins évidente pour la proposition Zuppiger, puisque la commission s'y est opposée par 12 voix contre 12 avec la voix prépondérante du président.
La majorité de la commission ne conteste pas l'engagement solidaire de la Suisse en faveur des pays les plus pauvres de la planète. Elle ne considère pas non plus qu'il s'agit de reléguer au deuxième ou au troisième rang le soutien au rattrapage des pays de l'Est nouveaux adhérents de l'Union européenne. Nous voulons le faire, nous nous y engageons, et nous allons tenir nos promesses quant à ce fameux 0,4 pour cent. Avec le nouveau modèle de calcul du Conseil fédéral, nous avons atteint l'objectif, pas beaucoup plus, mais nous l'avons atteint en intégrant de nouveaux paramètres comme le maintien de la paix ou les efforts que nous fournissons dans le domaine de l'asile. Par conséquent, nous tenons nos engagements et nous continuerons, certes moins vite que prévu dans le passé, à consentir des efforts dans le domaine de l'aide au développement.