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Deiss Joseph · Bundesrat · 2005-06-02

Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2005-06-02

Wortprotokoll

Il faut être deux pour danser le tango, c'est quand même plus agréable! Par conséquent, j'aimerais surtout souligner que le Conseil fédéral, lors de sa séance spéciale du mois de mai dernier, a défini, dans sa stratégie de politique extérieure, d'une manière générale sa volonté d'intensifier, d'approfondir nos relations avec les Etats-Unis en particulier. Je crois pouvoir dire que cette intention a été accueillie de manière très favorable du côté américain. Et c'est là ma réponse à la deuxième question de Monsieur Reimann, sur laquelle je n'ai pas l'intention de m'étendre davantage.

Je crois que les circonstances sont relativement favorables pour que nous puissions entrer en contact et en pourparlers plus poussés avec les Etats-Unis en matière de libre-échange, de relations économiques et aussi dans d'autres domaines. Mais j'aimerais vous demander d'avoir la patience suffisante pour laisser le Conseil fédéral et les départements en charge du dossier faire leur travail et de ne pas commencer, comme certains ont envie de le faire dans [PAGE 487] l'immédiat, à parler de détails, comme si nous étions déjà en négociation - nous ne le sommes pas pour le moment.

Ce que le Conseil fédéral devrait décider au cours de ce mois, c'est de me charger d'avoir des contacts exploratoires avec les Etats-Unis, pour savoir si nous allons nous acheminer vers de telles négociations. Par conséquent, cela peut être contre-productif si, de l'autre côté de l'océan, on a le sentiment que les Suisses partent de l'idée qu'il suffit de leur volonté propre pour obtenir des discussions.

Donc, le Conseil fédéral vous a dit quelle est son intention, mais il reste, comme vous l'avez bien compris, très prudent et aussi réservé avant d'avoir engagé des discussions.

On peut prévoir quels seraient les chapitres à difficultés ou qui devraient donner lieu à des négociations plus intenses. Il est néanmoins prématuré d'aller maintenant dans les détails, du moment que nous ne savons pas quels seraient les objectifs, les besoins des Américains. Pour un accord, il faut que les deux parties puissent y trouver leur avantage. Cela, c'est le premier point. Restons tout de même prudents pour l'instant.

Deuxième élément, je crois qu'il est important - et cela est déjà ressorti de la stratégie dans le domaine de la politique économique extérieure, que j'ai présentée ici lors de la session de printemps à l'occasion du débat sur le rapport sur la politique économique extérieure 2004 - d'avoir deux autres créneaux en plus de l'approche européenne (accords bilatéraux avec nos principaux partenaires): le multilatéral et le bilatéral. Dans ce contexte, nous sommes intéressés à ouvrir les marchés non seulement du côté européen, mais aussi du côté des pays tiers: Amérique du Nord, Asie et autres. Monsieur Briner l'a souligné, si nous prenons pays par pays, les Etats-Unis sont notre deuxième partenaire en importance, après l'Allemagne et évidemment aussi l'Union européenne. Même par rapport à d'autres pays de l'Union européenne que l'Allemagne, les Etats-Unis sont pour nous un partenaire. L'Asie arrive en troisième place.

Il est donc tout à fait naturel que nous analysions notre situation par rapport aux Etats-Unis et que, dans ce contexte, toutes les relations économiques - que ce soit le commerce, les services, la propriété intellectuelle, ou d'autres sujets encore - soient évoquées.

Herr Reimann hat die Frage bezüglich des multilateralen Weges über die Efta gestellt. Wir haben bei den Freihandelsabkommen das Prinzip, dass wir diese im Rahmen der Efta abschliessen. Das machen wir "im Nachgang" zur Europäischen Union, wenn sie z. B. im Mittelmeerraum tätig wird, um Diskriminierungen auszumerzen. Wir tun es hie und da auch offensiv, ohne dass die EU einen Vertrag hat, z. B. gegenwärtig mit Thailand oder mit Korea, wo wir Verhandlungen führen. Wenn innerhalb der Efta kein Interesse besteht, mit einem bestimmten Partner zu verhandeln, dann gehen wir davon aus, dass wir die Freiheit haben, das im Alleingang zu tun. Das ist im Falle der USA so. Deshalb wollen wir im Einvernehmen mit unseren Efta-Partnern hier nicht warten, bis die Efta bereit ist, da gewisse Mitglieder klare andere Positionen haben. Wir haben aber alle sechs Monate das Ministertreffen innerhalb der Efta; es wird im Juni wieder stattfinden. Dort wird unter den Mitgliedern eine sehr intensive Diskussion stattfinden, nicht nur über die USA, sondern über andere Möglichkeiten, sei es China, Japan; Sie wissen, dass wir ja einige Verhandlungen in Gang halten. Von daher haben Sie Recht, wenn Sie die Frage stellen, denn es ist für uns immer eine Dimension, die auch ihre Bedeutung hat.

In der WTO werden wir natürlich auch weiterhin versuchen, die Doha-Runde voranzubringen, und das wird auch gegenüber den USA einiges bringen können. Wir sind aber der Meinung, dass wir gegenüber einem so wichtigen Partner auch mit der WTO nicht ausschliessen können, unsere Wirtschaftsbeziehungen eingehender zu prüfen. Wir haben ja gegenwärtig schon eine Institution, wo gewisse Kontakte stattfinden, das ist die Joint Economic Commission. Die funktioniert; sie ist zwar auf einem relativ informellen Niveau gehalten, aber es ist ein erster Ansatz und ein weiterer Grund zu sagen: Jetzt wollen wir einen Schritt weiterkommen. Vielleicht kann man noch sagen, dass innerhalb der Efta die anderen Mitglieder daran interessiert sein könnten, ein allgemeineres Wirtschaftsabkommen - das natürlich viel weniger weit geht als ein Freihandelsabkommen - abzuschliessen. Das ist eine Option, die offen bleibt, je nachdem, wie es mit der anderen Initiative des Freihandels dann geht.

Das ist die Situation. Herr Briner hat es gesagt: Verhandlungen müssen eine gewisse Diskretion haben. Deshalb bin ich auch dankbar, wenn man dem Bundesrat, der verfassungsmässig die Aufgabe hat, die Aussenpolitik zu betreiben, das Vertrauen schenkt, dieses Dossier voranzutreiben. Natürlich informiert der Bundesrat bei jedem Schritt die Kommissionen und das Parlament.

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