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Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2000-09-18

Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2000-09-18

Wortprotokoll

Il est clair que la motion Zbinden prend une actualité particulière lorsqu'on voit la difficulté des cantons d'harmoniser la recherche de solutions, de modernisation, de réformes pédagogiques. Croyez bien que je le regrette. Il serait tellement plus agréable que chacun des directeurs cantonaux de l'instruction publique amène vraiment ses expériences et ses réflexions dans un forum où, ensuite, même si la décision n'est pas prise de faire forcément la même chose, chacun est bien au courant des raisons et des motivations pour lesquelles, dans tel et tel canton, on s'efforce de trouver telle et telle solution. J'aimerais rappeler qu'une des richesses de ce pays, c'est quand même que nous avons 26 laboratoires pour l'innovation sociale et politique. En particulier dans le domaine de l'école de base, nous savons à quel point ces 26 laboratoires ont réussi à trouver des solutions novatrices, intéressantes, et il y a partout à prendre et partout à apprendre.

Je regrette donc moi aussi la décision de M. Buschor ou du Gouvernement zurichois. J'espère que la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) pourra reprendre sa démarche qui est une démarche d'échange et de respect réciproque. J'espère surtout que des choix de ce genre seront pris aussi avec la préoccupation de faciliter la libre circulation à l'intérieur de ce pays, en d'autres termes pour donner aux parents qui déménagent la possibilité d'inscrire leurs enfants dans des écoles d'un nouveau canton. J'espère surtout que ce travail pourra se poursuivre d'une façon harmonieuse. Mais ne demandez pas au Conseil fédéral, à la Confédération, d'inviter ces institutions responsables - je dirais presque: adultes et responsables - à faire ce qu'elles ont à faire. La CDIP est une conférence vivante où il se passe beaucoup de choses et qui est capable, à mon avis, de résoudre ce problème et d'aller de l'avant. Il s'agit d'un coup de canif assez grave qui a été porté au fonctionnement de la CDIP, mais c'est à elle de veiller à retrouver la marche commune.

Il ne nous appartient pas d'inviter les cantons ou la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique à engager des réformes. Nous ne sommes pas une autorité de surveillance des cantons. C'est un domaine où ils ont une compétence; c'est un des domaines où il se justifie peut-être le plus qu'ils l'aient, tellement culture et scolarité sont proches l'une de l'autre. Je fais confiance à mes collègues, les 26 ministres de l'éducation publique de ces cantons.

J'aimerais ajouter une chose. Ce que nous devons faire, et les cantons s'y sont engagés dans le cadre des collaborations étroites que nous avons, c'est que toutes ces filières convergent aussi vers la formation professionnelle, vers la maturité, vers les titres qui donnent droit ensuite à une formation plus approfondie. En ce qui concerne l'école primaire, ce sont les conditions que j'ai posées tout à l'heure qui me paraissent les plus importantes. Mais avec moi, faites confiance, encore une fois, à ceux qui ont la responsabilité de veiller dans leur canton, et collectivement, aussi, à l'éducation de base dans ce pays.

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