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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2006-05-08

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2006-05-08

Wortprotokoll

Dans la période qui a précédé mon arrivée à la tête du département, il est exact qu'on a exigé des caisses-maladie de puiser dans leurs réserves, c'est-à-dire que les réserves descendent au-dessous d'un seuil minimal pour camoufler les hausses de coûts déjà relativement élevées.

Vous connaissez le cas d'Helsana. C'est une grande caisse-maladie, bien gérée, très solide aujourd'hui. Je ne veux pas porter atteinte à son crédit, elle ne mérite en aucun cas de la méfiance, car c'est l'une des grandes et bonnes caisses-maladie de ce pays. Lorsque j'ai repris ce département, j'ai constaté avec surprise que ses réserves étaient de 5 pour cent seulement. Ce n'était pas possible. Si la loi prévoit 15 pour cent, on ne doit pas descendre au-dessous de ce seuil, sauf accident. J'ai invité mes services à exiger des caisses-maladie qu'elles reconstituent des réserves. C'est pratiquement le cas aujourd'hui. Tout le monde se rapproche des exigences légales. Je suis partisan d'un Etat de droit, dans lequel on ne joue pas avec les dispositions légales pour camoufler des événements négatifs comme l'accélération rapide des frais et des coûts de la santé.

Croyez-moi, je partage votre point de vue, on ne doit pas faire cela. On doit absolument exiger que toutes les réserves soient constituées. S'il y en a trop - ce que je pense -, il faudra les réduire légalement à 10, 15 ou 20 pour cent, mais il ne faut pas accepter volontairement de camoufler des hausses de coûts par une diminution des réserves, ce qui n'a plus été le cas depuis que je suis à la tête du Département fédéral de l'intérieur.