Freysinger Oskar · Nationalrat · 2006-10-05
Freysinger Oskar · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2006-10-05
Wortprotokoll
Was haben Chantal Galladé, Ruth Genner, Johannes Randegger, Kathy Riklin und Brigitta Gadient gemeinsam? Parteipolitisch wenig, auf Argumentationsebene sehr viel. Da liegen doch glatt fünf Motionen mit demselben Text vor - wenn auch Frau Galladé die Reihenfolge der Argumente verändert hat, damit man weniger merkt, dass auch ihr Text irgendwo abgeschrieben worden ist. Wer war wohl der Autor des Originals? Haben sich die fünf etwa pentagonartig zusammengesetzt, um zu dieser wunderbaren Textvermehrung zu kommen?
Als ich mir aber die Forderungen besah, die aus der genau gleichen Argumentation abgeleitet werden, steigerte sich mein Erstaunen ins Unermessliche. Dieselben Worte führen nämlich zu ganz verschiedenen Ergebnissen. Riklin und Gadient kommen auf 6 Prozent, Randegger kommt auf 8 Prozent, Galladé und Genner kommen auf 10 Prozent - und das alles auf der Basis derselben Argumentation. Die Gründe, die für 6 Prozent sprechen, sprechen also auch für 8 und auch für 10 Prozent. Gemeinsam ist lediglich die Vorliebe für gerade Zahlen. Es ist fast wie bei einer Versteigerung. Und ich meine den Begriff "sich versteigern" wörtlich: 6 Prozent zum Ersten, 8 Prozent zum Zweiten und 10 Prozent zum Dritten. Und da es nicht bis zum Vierten gehen kann, hat niemand 12 Prozent vorgeschlagen oder 14 zum Fünften und 16 zum Sechsten.
In unseren Finanzgefilden bedeutet aber 1 Prozentpunkt zirka 165 Millionen Franken pro Jahr. Das sind im vorgesehenen Vierjahreszyklus immerhin 660 Millionen Franken. Das heisst, dass jene, die eine Aufstockung der BFI-Kredite um 6 Prozent vorschlagen, in vier Jahren auf eine Gesamtsumme der BFI-Kredite von 20,5 Milliarden kommen und jene, die 10 Prozent im Sinn haben, auf 23,1 Milliarden. Das ist immerhin ein Unterschied von 2,6 Milliarden. Und das immer schön auf der Basis derselben Argumentation!
Daraus lässt sich folgender Schluss ziehen, der uns leider auch nicht weiterbringt: Entweder sind in diesem Saal die Worte geduldig oder die Zahlen oder alle beide. Letzten Endes wird hier mit Vergnügen russisches Finanzroulette gespielt. Die Trommel ist dieselbe, die Schusszahl ist variabel. Am Ende gibt es in jedem Fall Löcher im Budget.
Je trouve parfaitement prématuré de parler de pourcentage d'augmentation des crédits FRI avant que le Conseil fédéral ait publié son message à ce sujet. Car avant d'articuler des chiffres, il serait en effet intéressant de savoir quels seront les domaines prioritaires qu'il définira et ce qu'il entend entreprendre pour mieux cibler l'utilisation des crédits alloués.
D'une part, si, en tant qu'enseignant au niveau gymnasial depuis vingt ans, je suis contre l'élimination de certains domaines d'étude, comme le demandent les utilitaristes purs et durs, je crois cependant qu'il n'est plus possible d'offrir toutes les filières dans toutes les universités et que la création d'instituts universitaires supplémentaires du type de ceux de Lugano et de Lucerne est indéfendable au moment où la Confédération cherche à juguler une dette pléthorique. D'autre part, on intègre de plus en plus de voies de formation et d'écoles à la filière HES en leur demandant d'être actives dans la recherche, et l'on s'aperçoit que le niveau de formation générale stagne, voire régresse.
Les raisons de cette descente aux enfers ne sont pas d'ordre financier. Celle-ci est le fruit d'une dégradation du climat social et de l'évolution de la société vers une domination de l'image, au détriment de l'abstraction et de l'écrit. Or, tant que les "pédagogistes" et les réformateurs prendront 76 pour cent des citoyens genevois pour des idiots, au soir [PAGE 1534] d'un scrutin populaire mémorable, en déclarant que les réformes sont bonnes, mais que le peuple n'a rien compris, on pourra voter les crédits qu'on voudra dans notre conseil, la situation continuera à se dégrader.
Mais revenons aux moutons que nous nous apprêtons à tondre ici. Je suis pour le soutien de l'Etat à la formation et à la recherche. Mais je sais aussi qu'un investissement démesuré dans ce domaine devra être compensé dans le budget d'autres départements. Cela donne à réfléchir. Je ne suis pas a priori contre une augmentation des dépenses dans ce domaine qui soit supérieure aux 3 pour cent définis par le plan financier pour les autres tâches de l'Etat. Cependant, pour pouvoir décider en faveur de 4,5 ou 6 pour cent, il faut d'abord que j'aie en main le message FRI du Conseil fédéral pour 2008-2011. Fixer maintenant un chiffre pour tenter de forcer la main au gouvernement me semble être une démarche inappropriée. D'ailleurs, les différents pourcentages proposés sur la base d'une seule et même argumentation démultipliée sont là pour le prouver.
Voilà la raison pour laquelle je voterai contre ces motions quintuplées à exigences variables, et je vous invite à en faire de même. Laissons le gouvernement travailler sereinement, analysons son message et choisissons ensuite un pourcentage d'augmentation adéquat. Sinon, le boeuf risque de se casser une patte sur la charrue que nous aurons mise sur son chemin.