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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2006-09-20

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2006-09-20

Wortprotokoll

Tout le monde le reconnaît, la rénovation du Musée suisse des transports est nécessaire et même urgente, car une partie des bâtiments date des années 1950 et 1960, et les constructions sont en très mauvais état. Cela a une influence désastreuse sur le budget ordinaire du musée, qui est souvent grevé de dépenses rendues nécessaires par les réparations d'urgence. A terme, si on ne trouve pas une solution, le rayonnement et l'attractivité du Musée suisse des transports est menacé.

Aussi, la rénovation a deux objectifs: 1. diminuer les coûts d'exploitation et d'entretien; 2. renforcer à long terme la créativité du musée, qui est grande.

Nous avons négocié avec les autres partenaires; nous nous sommes déclarés d'accord de proposer au Conseil fédéral et aux chambres une participation de la Confédération aux coûts d'investissement à hauteur de 10 millions de francs, à condition que la participation des tiers, notamment de la ville et du canton de Lucerne soit d'une certaine importance. Cette condition a été remplie et aujourd'hui, de notre côté, nous devons exécuter la promesse faite.

Concernant le problème de la compensation qui a été évoqué par Monsieur Altherr, dans un premier temps, on envisageait de compenser entièrement le montant de 2,5 millions de francs par une diminution parallèle du crédit pour la protection des monuments historiques. Mais, à la suite des remarques faites par vos milieux, et en fonction des promesses déjà données aux propriétaires d'immeubles, on a revu la répartition. C'est celle évoquée par Madame Ory tout à l'heure qui sera appliquée: un million de francs sur le crédit pour le patrimoine culturel et les monuments historiques; 500 000 francs sur le crédit pour le soutien de projets culturels alimentés par le bénéfice de frappe de Swissmint, c'est-à-dire de la monnaie; et puis 1 million de francs linéairement sur les autres crédits d'aides financières de l'OFC, et cela pour une période de quatre ans: cela fait 2,5 millions de francs par an, multiplié par quatre, soit 10 millions de francs.

Je crois que c'est une solution qui n'est évidemment pas parfaite, puisqu'il faut priver certains de quelque chose pour faire un effort en faveur du Musée suisse des transports, mais c'est acceptable et finalement équitable. Si l'on veut trouver ces moyens pour le Musée suisse des transports, il faut bien les prendre ailleurs. Ce qui a été prévu est probablement la solution la plus raisonnable.

Je vous remercie d'entrer en matière et d'approuver ce crédit.