Couchepin Pascal · Bundesrat · 2007-03-19
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2007-03-19
Wortprotokoll
Alors, je voudrais tout d'abord remarquer qu'il y a ce que l'on appelle les tendances lourdes et les tendances conjoncturelles. Dans un système comme l'AVS, nous nous basons sur ce qu'on appelle les tendances lourdes, c'est-à-dire les tendances à très long terme. Naturellement, plus vous vous éloignez du présent, plus les pronostics sont difficiles à établir et plus il est nécessaire de les réorienter en fonction des résultats immédiats.
Les pronostics ne sont pas faits par des politiciens en fonction de choix politiques ou en fonction de valeurs qui leur sont propres, mais par des techniciens qui ont des modèles qui sont améliorés d'année en année, mais qui ne peuvent pas tenir compte d'événements conjoncturels.
Je reprends l'AVS. Est-ce que vous auriez pu nous dire, il y a quatre ans, qu'en 2006 on aurait une croissance de 2,5 pour cent? Est-ce que vous auriez pu le dire avec certitude? Si tel était le cas, je vous prie de me dire quelle sera la croissance en 2009 et 2010! Vous n'y arrivez pas, et nous non plus; on ne peut donc s'en tenir qu'à des valeurs raisonnables et généralement prudentes. Et fort heureusement, dans ce pays où le gouvernement est encore - pour combien de temps, je ne sais pas! - pas trop démagogique, on essaie de faire des pronostics prudents, et non des pronostics qui se révèlent absolument faux au lendemain des élections.
Nous avons été prudents, peut-être trop! Tant mieux: il est toujours plus facile de corriger la grande prudence que l'imprudence.
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