Freysinger Oskar · Nationalrat · 2007-09-26
Freysinger Oskar · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2007-09-26
Wortprotokoll
Avec cette proposition de la majorité, dans le genre hypocrisie, on fait difficilement mieux, car lorsqu'il est écrit "assure des compétences" - des compétences, je dis bien - "dans une deuxième langue nationale au moins ainsi que dans une autre langue étrangère", il n'est pas du tout question de garantir une égalité, une compétence égale; ce sont des compétences; cela peut être du petit-nègre, cela peut être n'importe quoi. [PAGE 1438]
Je pense qu'avec cet article de loi nous entérinons la mort du français. J'en appelle ici aux députés romands. On saura qui défend vraiment la culture française dans ce Parlement, parce que là vous enterrez effectivement l'apprentissage du français pour la raison suivante: cela fait quand même vingt-trois ans que j'enseigne des langues étrangères, et je peux vous dire que si vous commencez avec l'anglais en Suisse orientale en troisième année et avec le français en cinquième, les connaissances en français seront extrêmement lacunaires. On ne peut même plus parler de connaissances, ce sera vraiment très faible par rapport à la prédominance de l'anglais, étant donné aussi la proximité de l'anglais avec la langue allemande. En pédagogie on commence avec la chose la plus difficile: la plus difficile, c'est le français, et la plus facile, c'est l'anglais. Parce que parler 500 mots d'anglais international pour dire "Hi, my friend, how are you?", ça tout le monde sait le faire! Voilà le problème que nous avons à régler ici.
C'est pour cette raison que moi je vais défendre le français envers et contre tout - je sais que mon groupe parlementaire est divisé sur le sujet, c'est pour cette raison que nous nous sommes partagés le temps de parole.
Je vous demande donc de soutenir la proposition de la minorité II.