Burkhalter Didier · Nationalrat · 2007-09-27
Burkhalter Didier · Nationalrat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2007-09-27
Wortprotokoll
Pour le groupe radical-libéral, il y a toute une série de raisons de soutenir ce crédit-cadre et les activités qu'il va permettre de poursuivre.
1. La première des raisons relève des priorités de la politique de sécurité. Pour nous, la promotion de la paix constitue clairement l'une de ces priorités. Sur le fond, les institutions concernées - à savoir les trois centres de Genève et le Centre de recherche sur la politique de sécurité de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich - effectuent un travail de qualité, un travail important pour la politique de promotion de la paix en Suisse, de la Suisse, comme pour celle de la communauté internationale, par exemple en contribuant à la stabilisation dans les pays de l'Europe de l'Est, en jouant un rôle de formation ou en constituant des réseaux qui sont particulièrement utiles à la Suisse.
2. L'image et la réalité de notre pays: la Suisse, par sa politique de neutralité et de bons offices, constitue la base par excellence pour de telles institutions de promotion civile de la paix. De plus, leur localisation pour l'essentiel au bout du lac Léman et leur excellente réputation largement au-delà de nos frontières renforcent la place et le rôle de la Genève internationale au coeur de la politique de paix.
3. Les moyens accordés sont relativement modestes pour assurer les activités de ces institutions. Le crédit-cadre est inférieur au montant qui avait été budgétisé pour la période quadriennale précédente, et cela sans réduction de prestations. Au contraire, on consolide les institutions et les incitations à augmenter les interventions de partenaires ont été renforcées. Il faut saluer la ligne marquée par le Conseil fédéral dans ce message, d'autant que les financements extérieurs au pays constituent déjà un bon tiers pour les institutions en question. Comme les navires, elles battent pavillon suisse tout en menant une vie internationale.
4. Enfin, le rapport mérite d'être appuyé du fait de la mise en commun des efforts des deux départements plus directement concernés; c'est le mariage entre la politique de sécurité et la politique étrangère. Mais, et ce sera là notre critique constructive, on devrait aller plus loin encore. En effet, ce crédit-cadre n'est au fond qu'un début, qu'un cadre précisément. Lorsque l'on sait que les instruments de promotion de la paix ne touchent pas moins de cinq départements fédéraux, il faudrait à notre sens que soient regroupées les unités qui s'occupent de cette politique, que le Conseil fédéral définisse une vraie stratégie globale de promotion de la paix, qui intégrerait par exemple l'ensemble des instruments civils et militaires ainsi que l'aide au développement. On pourrait alors parler de vraies synergies, d'un véritable cadre politique. On pourrait aussi tirer pleinement parti de ces efforts communs afin d'améliorer l'image de la Suisse pour le bien du pays comme pour celui de la communauté internationale.
Nous vous demandons donc de suivre la majorité à l'article 1 et, en conséquence, d'adopter l'arrêté qui vous est soumis.