Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2007-12-17
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2007-12-17
Wortprotokoll
Il y a une question de proportionnalité dans l'utilisation du Taser, et ce qui est proposé est totalement disproportionné. Rappelons-nous! A l'origine, cette loi était prévue pour faciliter l'expulsion des migrants et des requérants d'asile déboutés. Il y a donc une symbolique extrêmement importante autour du Taser.
Le Conseil des Etats a pris position très clairement contre l'utilisation du Taser. Il a suivi ainsi le Conseil fédéral qui, [PAGE 1938] initialement, comme cela a déjà été expliqué dans le message, s'était opposé à l'introduction du Taser dans la loi, même si le conseiller fédéral en charge du dossier n'a malheureusement pas défendu cette position devant les conseils et en commission. Le Conseil fédéral a très clairement dit qu'il était opposé à l'utilisation du Taser. Il faut le rappeler ici, c'est important. Par la suite, non seulement Amnesty International s'y est opposée, mais aussi toute une série de commandants de police en Suisse. Cela doit au moins susciter un doute.
Comme une série de commandants de police en Suisse s'opposent à l'introduction de cette arme, avec justement toute une argumentation sur le manque de fiabilité des conséquences du Taser sur les humains, je vous invite à suivre la proposition de la minorité. Ce n'est pas parce qu'un de nos collègues du conseil a testé le Taser, heureusement sans avoir eu de séquelles, qu'il faut l'accepter. Si on faisait un test surprise ici, sans préparation, sur les 200 membres de ce conseil, avec nos différents états de santé, avec des situations de stress différentes, les résultats ne seraient peut-être pas les mêmes que pour Monsieur Perrin.
Je vous invite vivement à suivre le projet du Conseil fédéral, à suivre Amnesty International et toute une série de commandants de police de Suisse qui vous disent: "Ne jouez pas à l'apprenti sorcier! N'introduisez pas cette nouvelle arme."