Neirynck Jacques · Nationalrat · 2000-11-27
Neirynck Jacques · Nationalrat · Waadt · Christlichdemokratische Fraktion · 2000-11-27
Wortprotokoll
Ma proposition va dans le même sens que celle de M. Widmer ou celle qui a été défendue par le groupe libéral. Le contexte: depuis dix ans, le budget consacré à la formation et à la recherche fondamentale a diminué de 7,7 pour cent du budget fédéral en 1990, à 6,9 pour cent en 2001. Et nous dépensons deux fois plus pour le trafic que pour la science et la technique. Or, un jour, les routes seront vides parce que nous produirons trop de CO2 ou parce qu'il ne restera plus d'essence.
Tel est le contexte dans lequel le Conseil fédéral a encouragé la création de pôles nationaux de recherche destinés à soutenir les domaines de pointe dans lesquels on sait que réside l'avenir économique du pays. Plus d'une centaine de projets ont été présentés au Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNSRS). Après un tri sévère, 18 projets ont été retenus, mais le FNSRS ne dispose que du financement de 10 d'entre eux dans le cadre du budget proposé actuellement, soit 305 millions de francs.
Ma proposition vise à augmenter ce poste à hauteur de 365 millions de francs, afin de créer une réserve de 60 millions de francs pour financer ces pôles de 2001 à 2003. Ceci permettrait de sauver 4 projets supplémentaires, portant ainsi le total des pôles retenus à 14 sur 18. En acceptant cette proposition, le Parlement donnerait un signal clair à la communauté scientifique. En refusant, il réduirait à peu de choses la recherche dans quatre domaines de grande importance. Les chercheurs suisses n'auraient alors d'autre ressource que de s'expatrier vers d'autres pays où les budgets de la recherche, comme l'a dit M. Widmer, augmentent au lieu de diminuer.
Si notre seule ressource naturelle est la matière grise, alors il ne faudrait pas l'exporter vers des pays qui ont décidé de se développer et qui le feraient à nos dépens.