Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2008-06-03
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2008-06-03
Wortprotokoll
Le programme de la législature est le produit des réflexions du Conseil fédéral et doit être traité comme tel. Il y a quatre ans, le groupe des Verts avait consacré énormément de temps et de travail pour tenter de modifier le programme 2003-2007. Entre-temps, nous avons tiré les conclusions qui s'imposent. Le gouvernement et les partis gouvernementaux sont les auteurs de ce programme et portent la responsabilité de son application.
Les Verts sont un parti d'opposition - le seul véritable parti d'opposition, aurais-je envie de dire - constructif, évidemment, comme l'exigent les principes du développement durable - que nous, les Verts, défendons. Le texte qui nous est soumis constitue le dénominateur commun entre les partis représentés au gouvernement. Que chaque formation politique vienne maintenant tour à tour dévoiler son programme politique en tentant de modifier un texte, point par point, n'a pas beaucoup de sens. L'exercice nous l'a clairement démontré il y a quatre ans.
Permettez-moi, non pas de m'étonner - plus rien ne m'étonne en ce qui concerne les positions de l'UDC -, mais d'être atterré, comme le seront d'autres citoyennes et citoyens, face à des amendements qui font fi des exigences de notre époque en provoquant la rupture de la cohésion sociale, en s'opposant à toute mesure de mise en application du développement durable et en faisant preuve d'un total égoïsme face au reste du monde. Bien sûr que les Verts auraient souhaité que le Conseil fédéral ait une solution claire et qu'il axe son programme sur des principes du développement durable: un développement compris comme une relation équilibrée entre l'écologie, la société et l'économie.
Souvent - presque toujours, aurais-je tendance à dire - on oublie l'écologie ou le social, ou bien carrément et l'écologie et le social. Les Verts ont décidé de ne pas déposer des dizaines et des dizaines d'amendements, comme le font certains. Nous nous sommes modestement attachés à insister sur quelques points, dont cinq propositions sont soumises aujourd'hui à votre appréciation. Ces points constituent pour nous des défis importants qui n'ont pas été pris en compte, ou pas suffisamment pris en compte, par le Conseil fédéral.
Nous insistons tout d'abord pour que soit abordée la grande question de notre époque: la crise climatique. Ensuite, nous souhaitons une meilleure coordination entre politique économique et politique écologique. Nous voulons qu'apparaisse clairement la question de la protection de la nature, un thème quelque peu abandonné ces derniers temps par la classe politique suisse. Enfin, nous voulons également intervenir sur la question de la prévention contre la violence et celle des engagements de notre pays envers les plus démunis de notre planète.
Dans l'exercice actuel, nous ne soutenons pas les deux propositions de renvoi au Conseil fédéral qui ont été déposées, étant donné qu'il s'agit du programme d'un gouvernement au sein duquel quatre partis sont en principe représentés. Ces formations doivent assumer leurs responsabilités de partis gouvernementaux et porter avec le Conseil fédéral la responsabilité du programme de la législature 2007-2011. Nous sommes prêts pour notre part à discuter de ce programme en nous limitant aux cinq propositions dans les domaines qui ont été mentionnés.
Je vous invite à accueillir favorablement nos cinq propositions aux articles 2, 6, 13 et 18, qui concernent la promotion économique axée sur les nouveaux marchés de l'écologie industrielle, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, le maintien et le développement de la biodiversité, la réduction d'armes en circulation, la stratégie de prévention de la violence, violence juvénile en particulier, et l'effort de solidarité par l'aide publique au développement.