Lombardi Filippo · Ständerat · 2007-03-13
Lombardi Filippo · Ständerat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2007-03-13
Wortprotokoll
Un breve intervento - sarà diverso da parecchi interventi degli oratori che mi hanno preceduto. Il mio intervento sarà davvero breve, perché quasi tutto è stato detto. Ci vuole però una voce dalla Svizzera italiana per ricordare lo spirito, con cui abbiamo venduto questa nuova perequazione finanziaria dei compiti al popolo, il quale l'ha abbondantemente sostenuta. Lo spirito era quello del riequilibrio delle finanze e dei compiti fra cantoni, tra di loro, e fra cantoni e la Confederazione - senza nuove ingiustizie. Lo spirito era quello di creare maggior giustizia distributiva. Si trattava di non creare nuove ingiustizie e penalizzazioni eccessive o sproporzionate e di non procedere ad un esproprio delle risorse dei cantoni più ricchi da parte di quelli meno dotati. Ed è questo spirito che ha permesso il grande appoggio popolare a questa riforma.
Mais, si des grands principes l'on passe à l'application concrète, bien des choses changent. Malheureusement, certaines ont changé d'une façon nettement négative pour un certain nombre de cantons - des exemples vous ont été fournis. La situation s'est même fortement détériorée dans plusieurs cas. Madame Saudan a parlé du cas du canton de Genève, qui pensait s'en tirer de façon plus ou moins équilibrée entre charges et recettes et qui se retrouve avec une centaine de millions de francs de charges supplémentaires non prévues par le canton. Pour d'autres cantons, il en est de même: le canton du Tessin, par exemple, pensait être bénéficiaire à hauteur de 70 millions de francs et il se retrouve contributeur à hauteur de 30 millions de francs. La différence est pratiquement la même que dans le cas du canton de Genève.
Vous pouvez vous imaginer l'énorme surprise de la population, à laquelle on a "vendu" une certaine solution, face à la nouvelle situation dans laquelle elle se trouve. Vous comprenez aussi quelle est la surprise d'une population comme celle de mon canton, qui touche des salaires inférieurs de 20 pour cent en moyenne à ceux versés en Suisse et qui se retrouve parmi les cantons riches. Il est vrai, Monsieur Epiney, qu'il ne faut pas se moquer des riches parce qu'on pourrait le devenir un jour! Mais, évidemment, il faut quand même se rappeler que les riches pleurent aussi et que le but de l'exercice n'est au fond pas de faire pleurer quelqu'un. Au contraire, il devrait être de ne faire pleurer personne dans la limite du possible, et la politique est l'art du possible: il faut trouver des compromis pour qu'il y ait le moins de larmes possible dans ce pays. [PAGE 136]
J'espère que nous n'allons pas assister à un indigne marchandage de vendeurs de tapis entre cantons riches et cantons moins riches lorsque nous entamerons la discussion par article. Je vous invite malgré tout à maintenir cet esprit d'une certaine justice distributive.
Si, pour donner un élément concret, j'analyse par exemple non seulement la situation du canton du Tessin, mais aussi celle des cantons de Genève et de Bâle, un élément qui a fait empirer leur situation est le problème des frontaliers - que Madame Saudan a cité. Ceux-ci sont comptés au dénominateur de l'exercice évidemment comme une force financière, puisque leurs contributions sont prises en compte, mais pas comme population résidente.
Si nous considérons le cas du Tessin, un bon quart des places de travail est occupé par des frontaliers, voire même davantage. Vous pouvez imaginer que cela augmente nettement le potentiel théorique de ressources du canton. Mais cet argent quitte la Suisse, il est dépensé en Italie et non au Tessin. Et comme on ne retrouve pas ces têtes dans la population, il est évident que la potentiel de ressources par "tête de pipe" augmente de façon disproportionnée.
De plus, malheureusement, 95 pour cent de la population tessinoise vit à une altitude inférieure à 600 mètres. Le canton du Tessin a beaucoup de montagnes, mais celles-ci ne sont pas peuplées, ce qui fait que l'indice "zone de montagne" n'est pas utilisé pour limiter sa force financière.
Que faut-il donc faire? Monsieur Epiney a raison de nous rappeler que l'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs, mais nous ne devons pas oublier que les oeufs, dans cette situation, ce sont des hommes, des contribuables, des collectivités publiques, des cantons et des communes. Alors, essayons quand même de ne pas les casser de façon excessive. Il n'est donc pas suffisant, pour que l'exercice réussisse, que la Confédération sauve les bijoux de la couronne, cher collègue Epiney. Il faut aussi qu'il y ait le moins possible de cantons qui se trouvent mangés à quelque sauce que ce soit, car ce n'est pas le but de l'exercice.
Wir müssen und dürfen den Prozess zu diesem Zeitpunkt nicht unterbrechen. Deswegen werde ich Ja zum Eintreten sagen. Aber wir müssen womöglich den Schaden begrenzen und unter einer gewissen Schwelle halten. Deswegen werde ich die Minderheitsanträge unterstützen.