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Rossini Stéphane · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-03-17

Wortprotokoll

Parler de financement nouveau dans le domaine des prestations sociales est devenu quasiment indécent. Malgré tout, je vous invite à soutenir la proposition de la minorité Rechsteiner Paul. Effectivement, l'aspect financier est le nerf de la guerre. Ou on se donne les moyens de maintenir la solidarité et l'on finance nos régimes de protection sociale, ou on lamine le système de répartition en pratiquant la politique du pire, c'est-à-dire en niant l'évolution des besoins et la nécessité de prévoir des financements supplémentaires et en s'attaquant alors à la solidarité et aux prestations. La solidarité a un prix, elle dépend d'une volonté politique et nous impose de dépasser un certain nombre d'intérêts, notamment particuliers. L'évolution des besoins nous impose aussi de réfléchir à l'élargissement de l'assiette de financement ou alors on est clair et on demande au peuple de se prononcer sur une réduction des prestations.

Je crois que, derrière le slogan des caisses vides qu'on assène continuellement, il y a effectivement un vide, un vide d'objectivité et surtout de solidarité, mais en tout cas pas un vide financier. Jamais notre pays n'a été si riche. La Banque nationale ne sait plus comment passer sous silence ses excédents de réserves, les profits des hauts dirigeants sont choquants, le nombre de cadres qui ont des salaires au mérite ne cesse d'augmenter pendant que les moyens à disposition des bas et petits revenus, eux, diminuent. Et parmi ces bas et petits revenus figurent tous les rentiers, ceux de l'assurance-vieillesse et survivants mais aussi ceux de l'assurance-invalidité. Bref, l'argent est là, il faut juste être lucide et voir où il se trouve, sans pour autant affaiblir la situation concurrentielle de la Suisse, sa compétitivité, etc.

Je vous invite donc à soutenir la proposition de la minorité Rechsteiner Paul qui prévoit que les bénéfices distribués, notamment les dividendes, les excédents de liquidation et les prestations provenant d'actions, de bons de participation, les actions gratuites soient considérés comme un salaire déterminant si la personne assurée qui les touche possède au moins 10 pour cent du capital-actions ou du capital social d'une société de capitaux.