Lexipedia

Steiert Jean-François · Nationalrat · 2008-03-17

Steiert Jean-François · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-03-17

Wortprotokoll

Vu l'heure avancée, permettez-moi quelques réactions à la suite de ce qui a été dit. Je constate tout d'abord que nous déclarons toutes et tous être favorables à une AVS avec une plus grande flexibilité, tant en ce qui concerne l'âge de la retraite qu'en ce qui concerne la forme que celle-ci peut prendre, par exemple avec le modèle de rentes partielles. Cependant, il me semble que la mauvaise foi de la droite dure est impressionnante sur ce sujet. Alors que les Suissesses et les Suisses attendent depuis plus de dix ans un modèle qui corresponde mieux à l'évolution de notre société, l'UDC et le Parti radical-démocratique continuent à associer comme un impératif catégorique l'introduction d'un modèle flexible et une prétendue nécessité de réaliser des économies. Même le modèle financièrement neutre proposé par Madame Meyer, qui prévoit d'allouer l'ensemble des économies découlant de l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes à un modèle plus flexible et social de retraite AVS, leur semble inacceptable.

Monsieur Ruey - il n'est pas là en ce moment -, j'ai beaucoup apprécié votre plaidoyer, comme celui d'un autre membre de votre groupe, pour une vision de la retraite qui tienne mieux compte des parcours individuels. Mais, si vraiment vous y tenez, laissez alors le Parlement décider d'un tel modèle; et, si parallèlement une majorité devait se dessiner pour réaliser des économies, convenons séparément de ces dernières, car il n'y a aucun lien impératif entre le modèle flexible de retraite et les économies dont vous parlez.

Je suis quelque peu surpris aussi que les membres du Parti radical-démocratique, le ministre compétent de ce parti ayant été à la tête des réformes dans le domaine des assurances sociales, nous disent aujourd'hui que tout le paquet doit être renvoyé. D'habitude, ce sont les représentants d'un autre parti qui désavouent pareillement les compétences de leurs ministres préférés.

Enfin, je suis extrêmement surpris de la position de l'UDC, qui se dit le parti des petites gens, qui va chercher leurs voix avec des promesses abusives et qui, lorsqu'il s'agit de prendre des mesures concrètes, lâche pitoyablement son propre [PAGE 339] électorat traditionnel. En effet, c'est le même parti qui pense que les caisses fédérales disposent de réserves suffisantes, de plusieurs milliards de francs, pour faire systématiquement des cadeaux aux contribuables les plus aisés de notre pays, et qui dit qu'il n'y a pas 300 ou 400 millions de francs pour nos retraités. Ce parti abuse, ce parti trompe son électorat. Lorsque Monsieur Stahl nous dit qu'il faut couper, couper et encore couper, jusqu'au moment de pouvoir stabiliser correctement l'AVS, il a raison; mais il a la raison du jardinier qui s'occupe de bonsaï. En effet, plus un arbre est petit, plus il résistera au vent, ce n'est pas faux; mais je n'aimerais pas une AVS bonsaï! Je serais contre une AVS bonsaï.

C'est la raison pour laquelle je vous engage à accepter l'initiative populaire qui nous est soumise.