Reymond André · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2008-09-16
Wortprotokoll
Permettez-moi de souligner quelques points énoncés par certains. Il est vrai qu'à Genève nous sommes très fiers d'avoir le siège de l'OMC, ceci malgré la concurrence internationale qui aimerait bien voir cette organisation aller à Vienne, à Barcelone, à Bonn ou autre part. Il est vrai qu'il y a des points positifs que l'on ne peut nier, comme par exemple la prévention des conflits, mais je me permettrai tout de même de parler de l'aide au développement.
L'aide au développement, suivant dans quel pays elle est octroyée, soulève des interrogations. Il y a des fonds et des réalisations, mais certains réfugiés qui sont en Suisse hésitent à retourner chez eux car, quand ils arrivent chez eux, alors qu'ils ont profité d'une certaine aide au développement, ils sont tout de suite confrontés à une corruption, à des racketteurs qui viennent leur demander de l'argent. D'où la demande du groupe UDC d'avoir un meilleur contrôle sur les fonds qui sont distribués à l'étranger dans le cadre de l'aide au développement.
Maintenant évidemment, le groupe UDC préférerait que nos militaires qui sont en Corée, en Bosnie ou au Kosovo soient en Suisse. Si nous voulons participer à l'aide au développement, nous devrions être peut-être plus présents dans le domaine du contrôle des montants qui sont donnés et des réalisations qui sont faites, plutôt que d'octroyer de l'argent dans des domaines où la majorité de la population n'est pas entièrement d'accord.
Pour terminer, je me permettrai de dire que pour le désarmement il y a peut-être là aussi quelque chose à faire. Un manque d'efficacité est souligné à plusieurs reprises dans différents rapports. Comme l'a indiqué l'un de mes collègues tout à l'heure, quand il y a des résolutions, efforçons-nous de les suivre et évitons qu'elles finissent tout simplement dans un tiroir de l'ONU.