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Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2008-10-01

Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2008-10-01

Wortprotokoll

Nous continuons d'affirmer que notre armée traverse une profonde crise de vocation. Les Verts sont convaincus que les vrais dangers que court notre planète, notre pays, ne sont pas liés à des risques à caractère militaire, mais à des risques à caractère environnemental et social. C'est certainement pour ces raisons que la seule activité de l'armée, que nul ne songe à contester, est celle de l'aide en cas de catastrophe. Pour cette aide, évidemment, l'armée n'a nul besoin de fusils d'assaut, de chars blindés ou encore d'avions de combat.

L'armée et le réarmement ne constituent pas une réponse adéquate aux défis de notre époque. Dans le monde entier, d'énormes sommes sont gaspillées, sous prétexte qu'il faut augmenter l'armement pour lutter contre le terrorisme par des actions militaires qui sont par ailleurs contre-productives la plupart du temps. Ces centaines de milliards de francs dépensés empêchent d'engager les moyens indispensables pour mener les combats pour la protection du climat et de l'environnement, pour la lutte contre la faim, pour le maintien de la paix.

Aussi les Verts exigent-ils, ici comme ailleurs, un transfert des dépenses militaires et d'armement vers les budgets consacrés à la protection de l'environnement et aux politiques de développement.

Les Verts sont en faveur d'une politique extérieure définitivement tournée vers une neutralité active et une politique de la paix. Le soutien élargi à des programmes civils de promotion de la paix fait partie de ce programme, notamment la détection précoce et la prévention des conflits, ainsi qu'une aide massive aux activités de déminage.

La mise sur pied d'un service civil volontaire de la paix devrait permettre de trouver plus facilement du personnel pour les activités de soutien de la paix. Nous sommes pour une diminution de moitié de la durée du service militaire. Cela n'a aucun sens de gaspiller 6,5 millions de jours de service. Nous nous opposons également à la militarisation croissante que nous observons en matière de politique de sécurité intérieure.

Les Verts se prononcent clairement pour la suppression de l'obligation de servir. A la place, il s'agit d'élargir le Corps suisse d'aide humanitaire et de créer un nouveau service volontaire dans les domaines du social, de l'environnement et de la politique de la paix. Tous deux devraient être ouverts aux femmes comme aux hommes, aux étrangers comme aux autochtones.

Pour terminer, j'insiste une fois de plus sur le fait qu'une mesure très importante en matière de politique de sécurité est la sortie du nucléaire. Les adeptes de l'atome ont bien peu de crédibilité lorsque dans le même temps ils peignent le danger du terrorisme sur la muraille. Une politique de la paix digne de ce nom consiste aussi à être capable d'approvisionner l'ensemble de la Suisse en énergies renouvelables d'ici 2050.