Ory Gisèle · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-10-02
Wortprotokoll
Je ne peux que renchérir sur la question qu'a posée Monsieur Gutzwiller et sur les remarques de Monsieur Schwaller.
Nous attendons cette loi depuis 2005 et le temps nous paraît long. Je comprends bien sûr les limitations de l'OFSP et la priorité qui a été donnée à la loi sur les professions médicales, mais je tiens cependant à souligner que la loi sur les professions de la psychologie est vraiment nécessaire, que le besoin s'en fait ressentir dans les milieux de la psychologie. Il faut donc la faire avancer.
Les besoins dans ce domaine ne doivent pas être sous-estimés. Puisque je travaille dans le domaine du handicap, je peux dire qu'il y a à peu près 40 pour cent des rentes d'invalidité qui sont octroyées aujourd'hui pour des pathologies psychiques ou psychosomatiques; cela signifie que ces pathologies sont très fréquentes et qu'elles peuvent conduire à des situations très pénibles. Cette loi est aussi une contribution à l'amélioration de la santé psychique de la population.
Il faut que les professions de la psychologie soient attractives pour les jeunes. Pour cela, il faut qu'elles soient reconnues, non seulement en Suisse mais aussi à l'étranger - et cela pose un problème à l'heure actuelle - et il faut que le niveau de formation et le niveau de formation continue soient élevés. Or, actuellement, l'absence d'une réglementation fédérale dans ce domaine et l'absence aussi d'une réglementation en matière de formation continue et d'accès à celle-ci posent un certain problème aux jeunes qui veulent se lancer dans ces professions.
Il est aussi urgent d'assurer la protection des patients en définissant de manière uniforme, pour l'ensemble du pays, le titre de psychologue qui peut être aujourd'hui utilisé par des personnes qui n'ont pas une formation suffisante. Il faut réserver l'exercice indépendant de la psychologie aux psychologues qui disposent d'un master et d'une formation vraiment approfondie. C'est nécessaire aussi pour garantir la qualité scientifique et médicale de la formation.
Je ne peux donc qu'appuyer l'interpellation Gutzwiller et prier le Conseil fédéral d'avancer aussi rapidement que possible dans ce domaine.