Steiert Jean-François · Nationalrat · 2008-12-04
Steiert Jean-François · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-12-04
Wortprotokoll
Die SP-Fraktion unterstützt die Kommissionsmehrheit und damit auch den von der WBK des Nationalrates bei nur wenigen Gegenstimmen angenommenen Antrag Germanier auf Aufstockung der Bundesmittel für das Jahr 2009 auf 30 Millionen Franken. Es geht für uns hier nicht um ein Rückkommen auf Beschlüsse, die im Zusammenhang mit dem NFA gefasst wurden, wie uns [PAGE 1658] dies da und dort vorgeworfen wurde, sondern um eine teilweise - nur eine teilweise - Rückkehr zu den Bundesbeiträgen, die vor den verschiedenen Sanierungsprogrammen des Bundes an Heimatschutz und Denkmalpflege ausgerichtet wurden.
Il y a quatre raisons principales pour lesquelles nous souhaitons revenir au montant initial de 30 millions de francs. Ce montant n'est qu'une compensation partielle des économies réalisées par la Confédération dans les années écoulées au détriment de la "substance", sur le dos des cantons.
Premièrement, avec les réductions massives qui ont été effectuées, nous avons aujourd'hui, dans nos cantons, des objets de valeur culturelle importante qui sont en mauvais état, qui menacent d'être perdus à tout jamais. Pour notre pays, c'est, au niveau historique, une attitude et une orientation qui ne sont pas responsables.
Deuxièmement, face aux cantons, il y a la question de la fiabilité de la Confédération en tant que partenaire et aussi de la confiance qu'elle inspire. Nous ne pouvons pas définir une tâche comme étant une tâche commune à la Confédération et aux cantons, définir par la RPT de nouvelles clés de répartition pour cette responsabilité et, au même moment, réduire massivement la contribution financière de la Confédération. Vis-à-vis des cantons, c'est une attitude qui n'incite pas à des rapports de confiance.
Troisièmement, nous avons des éléments en relation avec la conjoncture. En soutenant de manière accrue le maintien d'un certain nombre d'éléments de notre patrimoine historique, nous soutenons aussi l'économie locale dans les régions concernées.
Quatrièmement, nous soutenons, d'une manière indirecte, l'attrait touristique de notre pays, qui s'explique notamment par les points forts de notre patrimoine historique.
J'aimerais relever ici un exemple tout particulier à l'attention des membres de la minorité qui combattent cette augmentation. Il s'agit d'un exemple qui leur tient tout particulièrement à coeur puisque, dans certains parlements romands, ils se sont engagés pour plus d'argent pour ces domaines. Ici, manifestement, il y a contradiction avec ces revendications. Il s'agit des toits de bardeaux et de tavillons qui nous tiennent tout particulièrement à coeur. Ils font incontestablement partie du patrimoine culturel rural et contribuent à l'attrait de nos régions de montagne, mais le coût supplémentaire d'entretien et de rénovation qu'ils occasionnent ne peut pas être assumé par les revenus, souvent tirés de l'agriculture, de leur propriétaires.
L'Etat demande à juste titre le maintien de ces éléments du patrimoine et interdit pour ces chalets dignes de protection l'utilisation de matériaux moins coûteux tels que la tôle, mais il ne fournit pas aux propriétaires concernés les moyens qui leur permettent d'assumer financièrement ces responsabilités supplémentaires. Le résultat est le suivant: des propriétaires laissent aujourd'hui tomber en ruine des bâtiments de notre patrimoine ou ils les rénovent de manière totalement inadéquate. Cela s'applique à de nombreux autres exemples qui touchent notre patrimoine culturel.
Avec les coupes effectuées au cours des années écoulées, l'Etat - et cela vaut tant pour la Confédération que pour certains cantons - ne se donne plus les moyens de mener la politique qu'il s'est fixée. On peut changer une politique, mais on ne peut pas la changer en coupant les moyens nécessaires pour la mener et constater ensuite qu'elle a changé. C'est une attitude politiquement irresponsable!
Die SP-Fraktion ist wie die überwältigende Mehrheit der WBK der Meinung, dass diese dringend notwendige Aufstockung nicht auf Kosten anderer wichtiger Massnahmen gehen darf. Dies gilt insbesondere für die beiden von der Präsidentin erwähnten Anträge der WBK des Nationalrates: Es gilt für die von der Finanzkommission des Ständerates unterstützte vollständige Deckung der Kosten für das Programm "J+S Kids". Wir verfügen hier über ein besonders wirksames und kostengünstiges, im Übrigen administrativ leicht zu handhabendes Instrument für die Bewegungsförderung bei Jugendlichen. Es gilt weiter ganz besonders für das von Ruedi Noser beantragte und von der WBK eingereichte Begehren einer Aufstockung der Bundesmittel für die Filmförderung. Es geht hier darum, unsere einheimische Filmproduktion zu stärken, die mit einem - auch im internationalen Vergleich - überdurchschnittlich guten Kosten-Leistungs-Verhältnis arbeitet, aber unter den Folgen eines sehr kleinen Heimmarktes leidet, der kaum kostendeckende Produktionen erlaubt. Diese Bemerkungen zu unserer Filmproduktion gelten für die ganze Schweiz, aber in ganz besonderem Masse für die Sprachminderheiten, die ohne ausreichende Unterstützung der Öffentlichkeit im Rahmen unserer notwendigen Kulturpolitik kaum Aussichten auf ein Überleben hätten. Dies ist ein wesentlicher Bestandteil unserer Kultur; wir dürfen diesen nicht fallenlassen.