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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2008-06-05

Wortprotokoll

Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion Recordon. Tout d'abord, nous constatons que les sujets abordés dans cette motion ont déjà été discutés. En 2006, il y a eu un rapport du Conseil fédéral intitulé "Assistance au décès et médecine palliative: la Confédération doit-elle légiférer?". Nous y demandions qu'il y ait une meilleure formation des universitaires et de ceux qui suivent une formation postgrade pour accompagner les personnes en fin de vie.

Cette demande se situait naturellement dans la perspective de ce qu'on appelle les soins palliatifs et non pas dans celle de l'assistance au suicide. Nous considérons toujours qu'il n'est pas du ressort des professionnels de la santé d'aider les gens à mourir, mais bien plutôt de les soigner et de les soulager en fin de vie, ce qui signifie leur prodiguer des soins palliatifs de qualité et assurer un accompagnement qualifié permettant de réduire de manière significative les demandes d'assistance au suicide.

Depuis le 1er septembre 2007, la loi sur les professions médicales constitue la base légale pour la formation universitaire et postgrade des professions médicales universitaires. Dans cette loi, il est tenu compte du traitement et de l'accompagnement à dispenser aux patients en fin de vie. Les médecins doivent pouvoir prodiguer des soins complets à leurs patients, et ils doivent être capables d'aider les proches tout en tenant compte des facteurs de nature psychique, sociale, juridique, culturelle et éthique.

Pour assurer une qualité des soins aux patients en fin de vie, une collaboration entre les professionnels de la santé est nécessaire. En ce qui concerne les infirmières, la question de l'accompagnement des personnes en fin de vie est déjà incluse dans leur plan d'études. Le Conseil fédéral considère que les formations universitaires et postgrades des médecins les préparent à répondre aux demandes légitimes des patients. Si des améliorations peuvent être encore apportées, la nouvelle loi le permet déjà.

Le Conseil fédéral est favorable au fait de développer une formation encore plus complète en matière de soins palliatifs, mais il n'est pas d'accord de donner une formation spécifique en vue de l'accompagnement au suicide.